‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 40 sur 211 · JONCTION DE CHARLES ET DE LOUIS LE GERMANIQUE · texte numérisé non relu

JONCTION DE CHARLES ET DE LOUIS LE GERMANIQUE

quittant la région marécageuse dans laquelle il campait, il marcha au-devant de Lothaire afin de lui faciliter une entrevue. Loin de répondre à ces avances, ce dernier s'arrêta pendant deux jours, sous prétexte de faire reposer ses chevaux. De nouvelles négociations aboutirent à un nouvel échec. L'hésitation n'était plus possible : Charles, sans plus tarder, partit retrouver Louis ' .

Peu après, les deux frères faisaient leur jonction 2. Avant d'en venir à la violence, ils voulurent encore une fois laisser à Lothaire la possibilité d'un accord : ayant conféré sur la situation avec les grands laïques et ecclésiastiques, ils se décidèrent à lui envoyer quelques hommes « d'esprit prudent et conciliateur » pour lui rappeler quelles avaient été les volontés de leur père, quels maux, après sa mort, il leur avait fait endurer et pour le prier de les laisser jouir en paix du lot qui leur revenait à chacun. S'il y consentait, ils s'offraient à lui donner tout ce qu'ils avaient avec eux, à part leurs armes et leurs chevaux; sinon ils comptaient, sûrs de leur bon droit, que l'appui de Dieu ne leur ferait pas défaut3.

Traitant ces avances par le mépris, Lothaire fit répondre qu'il était prêt à combattre et partit rejoindre Pépin qui, d'Aquitaine, venait pour lui prêter main-forte1. A cette nouvelle, Charles et Louis se jetèrent à sa poursuite d'un commun accord, quoique la fatigue et le manque de chevaux eût fait hésiter le second un moment 5. Le 21 juin, les deux armées se trouvèrent brusquement en présence, aux environs

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