‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 55 sur 211 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. Nithard, III, 2, éd. Mùller, p. 30 : « Et quanquam propter conventum quod cum fratre in Lingonicara urbem kal. septembris condixerat, quoniam imminebat, anxius esset, ratum duxit ut saltem citato cursu per urbem Belvacensem ac deinde per Compendium et Suessionis, hinc per Remensem et Cadelonensem Lingonicam peteret urbem. » Rapprocher de ce texte celui des Ann. Bertin. cité p. 40, n. 7, et où il est question du passage par Paris.

4. Nithard, III, 2, éd. Mùller p. 30 : « Franci vero eandem paucitatem quam et Aquitanii spreerant spernentes, variis fictionibus illi se per praesens subdere distulerunt. »

5. S'il fallait ajouter foi au texte de Nithard (III, 2), tel qu'on le lit dans le manuscrit unique auquel nous en devons la conservation, Charles, lors de son séjour à Soissons, aurait, à la requête des moines de Saint-Médard, opéré la translation de leurs reliques dans une église nouvellement construite et aurait donné à l*abbaye la villa de Berny. La cérémonie est même placée avec précision par l'auteur des Annales Sancti Medardi Suessionensis au 6 des calendes de septembre, c'est-à-dire au 27 août (Mon. Germ., Script., t. XXVI, p. 520), ce qui cadre parfait tement avec les renseignements que nous possédons par ailleurs sur l'itinéraire du roi à ce moment et avec un autre texte de Nithard (cité plus haut, n. 3) suivant lequel Charles avait décidé, en quittant Epône, de passer par Beauvais, Compiègne et Soissons. Mais on peut hésiter à attribuer à Nithard le passage en question, car parmi les reliques dont Charles aurait opéré la translation, on trouve notamment les corps des saints Marcellin et Pierre, dont les moines de Saint" Médard voulaient à toute force et par tous les moyens se faire passer pour détenteurs, bien que lo transfert à Seligenstadt en eût été attesté par Einhard (Cf. Marguerite Bondois, la Translation des saints Marcellin et Pierre, fasc. 160 de la Bibl. de V École des hautes études, sciences histor. et philol., spécialement les p. 41 et suiv.). Ce sont là sans doute les raisons qui ont amené le dernier éditeur de Nithard, M. Ernst Mùller, à considérer le passage tout entier comme interpolé par le copiste du manuscrit, qui, on le sait, était moine précisément à Saint- Médard de Soissons (Nithard, Histor., éd. Mùller, p. 30). M. Mùller promet de s'expliquer prochainement sur ce point dans un article qu'il compte faire paraître dans le Neues Archiv. Peut-être y apportera-t-il des preuves décisives en faveur de sa thèse. Mais, tout en hésitant à affirmer la réalité du fait attesté par le passage

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