‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 75 sur 211 · Miihlbacher, Reg., 2e éd., t. 1, n° 1091 e, f, g · texte numérisé non relu

Miihlbacher, Reg., 2e éd., t. 1, n° 1091 e, f, g

7. Nithard, IV, 3, éd. Mùller, p. 42 : « Quo undique quos valuit sibi in subsidium adtraxit. »

8. Ibid. : « Verumtamen legatum ad fratres suos dirigens, mandat, si sciret qua fien posset, primores suos ad illos dirigere vellet de pace deliberaturos. Responsum est mitteret quos vellet ; facile quemlibet scire posse qua illis deveniret esse. »

$. Ibid. : « Ipsi vero uno eodemque itinere per Tricasinensium Cadhellonensem (corr. Cabilonensem) adeunt urbem . » Puisque, avantd'atteindre la ville que le manuscrit unique de Nithard appelle « Cadhellonensem urbem », Louis et Charles se dirigeant de Verdun vers la Saône ont traversé le pays de Troyes, il est évident qu'il ne peut s'agir de Châlons-sur-Marne, ainsi que l'admettent cependant la plupart des commentateurs (voir Muhlbacher, Reg., 2e éd , t. I, n° 1091 i». On peut noter une

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Saône, quand ils furent rejoints à Mellecey d par les envoyés de Lothaire2 : celui-ci reconnaissait tous ses torts et était prêt à traiter, pourvu que ses frères consentissent à lui accorder des états un peu plus vastes que les leurs en considération du titre impérial qu'il tenait de leur père ; au besoin même, il accepterait un partage en trois lois d'égale étendue, sans cependant, pour cette répartition, qu'on fit entrer en ligne de compte l'Italie, l'Aquitaine et la Bavière, assurées sans conteste à leurs possesseurs actuels. Ce qu'il désirait avant tout, c'était la fin de la lutte et l'établissement entre lui et ses frères d'une paix perpétuelle".

Rendant grâces au ciel de voir Lolbaire revenu à de meilleurs sentiments et disposé enfin à traiter aux conditions mêmes qu'ils lui avaient maintes fois fait proposer, Louis et Charles, après avoir pris l'avis du clergé, donnent aux messagers de leur frère une réponse favorable. Puis, en quatre jours, ils élaborent un projet de partage que quelques-uns de leurs fidèles (Alard, entre autres) sont chargés de lui soumettre : ils offraient de lui reconnaître pour royaume, outre l'Italie, les pays compris entre la Meuse et le Rhin, entre la Saône et le Rhône et entre le Rhône et les Alpes. Lothaire reçut ces propositions avec humeur : les parts, disait-il, n'étaient point égales et, dans les domaines qu'on lui offrait, il n'avait même pas de quoi récompenser les fidèles qui restaient attachés à sa cause et les dédommager de leurs pertes. « Trompés sans doute par quelque manœuvre », déclare Nithard, dépassant, en tout cas, leurs instructions, les envoyés des deux rois proposèrent alors à Lothaire d'étendre son lot jusqu'à la forêt Charbonnière; ils ajoutèrent même qu'il s'agissait seulement d'un partage provisoire et qu'à une date dont ils conviendraient on procéderait à une nouvelle division en trois lots entre lesquels il pourrait choisir; enfin, pour lever ses derniers doutes, ils déclarèrent que Louis et Charles étaient prêts, s'il le voulait, à promettre sous serment l'exécution de ces engagements *.

confusion analogue dans un diplôme de la fin du xe siècle (Recueil des actes de Lothaire et de Louis V, rois de France, publ. par L. Halphen, p. 131, n. 1). Cela prouve uniquement que, dans la prononciation de « Cabilonensis urbs » ou de a Cadhelonensis urbs », la première consonne intervocale était tombée et que dès le ixe s:ècle Châlons (sur Marne) et Chalon (sur Saône) se prononçaient de même.

1. Canton de Givry, arr. de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

2. Nithard, IV, 3, éd. Mùller, p. 42 : « Cumque Miliciacum venissent, Josippus, Eberhardus, Egbertus una cum ceteris a parte Lodharii ad illos venerunt. »

3. Ibid., p. 43. Cf. Ann. Bertin., ann. 842, éd. Waitz, p. 28 : « Qui apud fratres super pacis foedere, licet invitus, satagens, legatos quibus plurimum nitebatur dirigit. »

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