‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 106 sur 447 · H. F., XX · texte numérisé non relu

H. F., XX

3. Lettre de Grégoire X à Alfonse de Castille. Rayn, 1273, § 38. Chambùry, 3 novembre. — Cf. IL F., XXI, 785. « Rex Castelle volebat venire Lugdiiiiaiii cum armis pro litigio Imperii, sed proiiibltiis fuit a rege Francic et a pai^a, ut dicebatur, ne intraret reguuui cum armis. »

4. Cette garnison ne fut pas inutile pour la sécurité du pape, car la ville de Lyon était alors troublée par les querelles de l'archevêque et des bourgeois; on a une lettre de Grégoire X aux consuls de Montpellier (l'-"'" décembre 1273; pour les remercier d'avoir mis leur ville à la disposition du Concile, au

La vie historique parut comme interrompue en Europe pendant les premiers mois de l'année 1274; le monde entier, l'Orient et l'Occident, était dans l'attente du concile. Une foule de clercs et d'ambassadeurs affluaient chaque jour à Lyon, d'où le pape semblait gouverner l'univers chrétien. On vit arriver tour à tour les « orateurs » de Rudolf de Habsbourg- et du roi de Castille \ les évêques d'Angleterre ' et de France, les délégués de l'empereur de Constantinople ^ et de tous les autres princes, le roi d'Aragon en personne. Le 4 mars, le comte d'Artois envoya, lui aussi, un représentant, Eudes de Saint-Germain, son clerc, pour demander au souverain pontife de lui céder le Venaissin, qu'il s'engagerait à tenir en fief de l'Eglise romaine '^ ; mais Grégoire X nomma, le 27 avril, comme gouverneur du pays au nom du Saint-Siège, Guillaume de Yillaret, prieur de l'hôpital de Saint-Gilles. Ce fut là, avec la proclamation officielle de Rudolf de Habsbourg-, le seul acte politique du pontife jusqu'à la première session de l'assemblée catholique.

cas où le séjour de Lvon deviendrait intolérable. Arch. munie, de Montpellier, EV, n"' 2, 3.

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