‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 165 sur 447 · H. F., XXli, 531 a · texte numérisé non relu

H. F., XXli, 531 a

6. Ibid. — Cf. Theineu, op. cit., I, 262, c. 1 (27 avril 1283). Mandement du pape au trésorier du Temple de payer à l'ordre de certains marchands italiens 20 000 1. t., reliquat de la somme de 100 000 1. t. que le roi avait consignée à la ilisposition du Saiut-Sic'ge.

-. |}ullc de Martin IV. A. Du Chesne, Scriplorcs, V, 886.

8. II. F., XXIII, 344, Coulin. Chron. Rothom. « Tota Romaniola venit ad

Les Romains révoltés avaient cherclié aussi des alliés hors de chez eux; et, d'après certaines chroniques, quelques-uns avaient conclu un pacte avec P. d'Aragon', car ils avaient la même trinité d'ennemis que ce prince : Martin lY, Charles d'Anjou et Philippe III.

En 1282, Charles d'Anjou s'était cru arrivé au moment favorable pour la réalisation de ses desseins sur l'Orient. Martin IV avait excommunié l'empereur Paléologue, infidèle aux engagements pris au concile de Lyon ; une armée se formait dans le royaume de Naples pour envahir la Grèce bvzantine. Une seule crainte agitait Charles : c'était que le roi d'Aragon ne profitât des dispositions de la population indigène de la Sicile, excédée du joug" très dur des Angevins, pour faire valoir, pendant l'absence du maître, les droits de sa femme Constance sur ce pays. Le roi d'Aragon, l'Empereur grec et les Gibelins d'Italie pouvaient se confédérer secrètement pour lui faire échec. Or, la nouvelle s'était répandue tout d'un coup que Peyre d'Aragon réunissait une flotte pour une destination inconnue.

« Tout l'univers était à penser, dit Muntaner, le vol que prendrait notre prince avec ses ailes étendues ^ » Le roi de France s'inquiéta aussitôt pour le compte de son oncle; il réclama des explications par l'intermédiaire de deux ambassadeurs, A. de la Loayse et Jean deCarroaix; on a le rapport de ces personnages ^ et le texte de leur message *. Le 19 mai 1282, ils présentèrent leurs lettres au roi d'Aragon aux environs de Tortose; puis, devant sept membres de son conseil, ils lui dirent que Philippe III ignorait encore le but de son expédition : s'il avait l'intention de la diriger contre les païens du pays barbaresque, le roi l'en félicitait; mais s'il armait pour attaquer le roi de Sicile ou le prince de Salcrne,

obedieuciaiii pape, non tani dcvolionc (luani timoré Krancorum. » — La ville d'Urbino résista la dernière, et, en l:iS4, le comte de Joi^'iiy y lut tué avec beaucoup de f,'entilslioninies de France. U. V., XXII, 7.

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