‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 175 sur 447 · H. F., XXI, 804. Ann. de Saint-.Martial ; cf. XX · texte numérisé non relu

H. F., XXI, 804. Ann. de Saint-.Martial ; cf. XX

G. Cette expédition, où périt le comte de Bigorre, se termina, à la fin de

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de Portugal, que les Français marcheut contre nous et notre neveu don Sanche ^ » « Nous n'avons cependant pas offensé le roi, disait-il à l'officier anglais Bek, et nous ignorons la cause de sa malveillance ^ » En septembre, il ordonna, par représailles, de saisir les biens de tous les sujets du roi de France ^ Philippe le Hardi manifestait, de son côté, l'intention de convoquer à Toulouse tous les barons de son royaume pour l'Annonciation prochaine.

De juin à novembre, le roi, dans toute l'ardeur d'une guerre nouvelle, parcourut les provinces du Midi, préoccupé d'aplanir les voies à l'expédition qu'il méditait pour l'année suivante *. Il s'aboucha avec la comtesse de Foix et Jayme de Majorque. La comtesse lui remit les châteaux de Foix, de Lordat, de Mongrenier et de Montréal, à charge de les rendre à son mari quand il serait hors de la prison où le détenait en Peyre (2() juin). Jayme de Majorque lui fit hommage, le 48 août, à Palairac, de la seigneurie de Montpellier, comme membre du royaume de France ; en échange, le roi, qui passa quelques jours à Montpellier, concéda à son nouvel allié divers privilèges. Alliances menaçantes pour l'Aragon, dont le jeune Philippe le Bel était le seul à soutenir les intérêts à la cour de son père ^

Cependant Martin IV avait promulgué, le 26 août, la bulle par laquelle il autorisait le cardinal Cholet à offrir à l'un des fils du roi, sous certaines conditions, le patrimoine du roi d'Aragon, déjà rejeté du sein de l'Eglise ^ Au moment de regagner sa capitale, Philippe III réunit à Bourges (en novembre) ^ une assemblée de prélats et de barons pour

l'année, par une trêve (voy. Carini, op. cit.. p. 27) conclue par le gouverneur de Navarre. — Cf. MuNTANErt, chap. cxi.

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