‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 193 sur 447 · II. F., XXII, 'tSi, e · texte numérisé non relu

II. F., XXII, 'tSi, e

■2. Muntaner, cliap. lsxxviii. Il y a quelques variantes de cette légende. Nicolas Specialis dit (jue Philippe III mourut à Peyralada, et la chronique de -Montpellier à Girone. — Cf. la note très convaincante de dom Vaissctc « sur la date et le lieu de la mort de Philippe le Ikirdi ». Ilht. c/éa. Lamj., X, p. 40. g

le col du Pertus sous la protection chevaleresque du roi d'Aragon. Cette scène dramatique, imaginée par le chroniqueur catalan, manque tout à fait de vraisemblance \ En réalité, la retraite fut très meurtrière. De grandes pluies avaient détrempé les terres; on pouvait à grand'peine marcher ou coucher sous la tentée Heureusement, les milices du Languedoc occupaient les passes de la Clusa et de Paniçars, afin que la retraite ne fût pas coupée par les Aragonais ^ ; et les croisés n'eurent pas à chercher un sentier dérobé pour sortir d'Aragon, comme ils avaient fait pour y entrer. Cependant, le 30 septembre et le 1'^' octobre*, il y eut une dernière bataille; les Almogavares pillèrent les bagages des croisés avec une férocité sans pareille, et, tombant sur leur arrière-garde, ils « l'envoyèrent en paradis ^ ».

Aimeri de Narbonno et le roi de Majorque, avec les troupes du Languedoc, du Roussillon et de la Cerdagne, attendaient Philippe le Hardi à la Clusa et le convoyèrent jusqu'à Perpignan. C'est là que le roi mourut, le 5 octobre ^. « Après avoir passé huit jours à Perpignan, les Français se remirent en route. Le roi de Majorque les accompagna jusqu'au delà des frontières de ses États et pourvut à leurs besoins; ils s'en allèrent en si piteux état qu'il n'y en eut pas moins d'un sur dix à mourir de maladie en chemin. Et je vous dis qu'ils s'en retournèrent de telle façon que, tant que le monde durera, on n'entendra point parler en France de la Catalogne sans se rappeler des choses terribles". »

\. llist. r/cn. Lan ., IX, p. ll.'J, noLe 3.

Page 1