Arch. Nat., J, 211, n» 24.— Cf. ib., J., 148, n
ACQUISITIONS DIVERSES. PARIAGES 179
Parlement * enregistra cet échange et régla le mode d'estimation des biens; le bailli de Yernenil et le clerc du bailli de Rouen envoyèrent au roi un état cadastral des terres de Pont- Saint-Pierre ^ ; le même bailli et Simon de Coudes, chevaliers du roi, firent parvenir d'autre part aux maîtres de l'Échiquier l'évaluation exacte des deux châtellenies '\ Tel était le soin avec lequel étaient menées et contrôlées ces opérations domaniales. Chacune d'elles est insignifiante par elle-même; mais, en s'additionnant, elles acquièrent une importance extrême. Les baillis ne négligèrent pas non plus alors d'agrandir indirectement l'autorité de la royauté en multipliant les contrats de pariage. Conclure des pariages, c'était répandre l'influence immédiate du roi, l'introduire chez autrui, et préparer par là des annexions pour l'avenir. Le pouvoir central, qui s'était démembré du vi" au x*^ siècle, grâce aux concessions d'immunité, s'est lentement reconstitué, en sens inverse, sous la troisième race, par les contrats de pariage. Philippe passa des conventions de pariage avec beaucoup de seigneurs et d'églises, et il resserra de la sorte le réseau d'obligations dans lequel ses prédécesseurs avaient déjà emprisonné une foule de personnes féodales. Il en conclut avec les seigneurs du château de Bâne, au diocèse d'Uzès *; avec ceux du château de Naves ^ et de Lombers ^; avec les monastères de Combelongue, de Grandselve ', de Saint- Antonin de Pamiers % de Bonnccombe, de la Grasse, de Mazan en Vivarais, de Gimont, de Saint-