RÉBELLIONS A MAIN ARMÉE
vint, (lu reste, par la suite, l'un des plus fidèles serviteurs de Philippe le Hardi; quand il fut fait prisonnier par le roi d'Aragon, sa femme confia ses châteaux à la garde du roi de France '; plus tard, Roger les prêta lui-même à son suzerain pour faciliter les opérations de l'expédition de 1285 -. C'est seulement sous Philippe le Bel qu'il reprit vis-à-vis des officiers royaux une altitude provocante.
Quant au comte d'Armagnac, gracié en 1272, il récidiva en 1282 ^ Enfermé cette fois dans la citadelle de Péronne, il vit tous ses biens, y compris la ville d'Auch, saisis par le sénéchal de Toulouse. Il fallut qu'Edward I" écrivit à Philippe III pour demander sa grâce, et à ses amis de Paris, le duc de Bourgogne, l'évêque de Langres et l'abbé de Saint- Denis, pour les prier d'intercéder *.
La révolte du vicomte Aimeri de Narbonne, qui est également liée à l'histoire extérieure du règ-ne, fut amenée, comme celles des comtes de Foix et d'Armagnac, par la malveillance naturelle des seigneurs du Midi pour l'autorité lointaine des rois du pays d'oil. Aimeri de Narbonne était un homme d'un caractère violent; à Narbonne, il s'était immiscé avec tant de brutalité dans la juridiction du consulat, dès son avènement, qu'on avait craint des conflits entre ses gens et le peuple 2; le 2o novembre 1279 un mandement du sénéchal de Carcassonne lui avait fait défense d'inquiéter les consuls dans l'exercice des pouvoirs légitimes qu'ils « tenaient immédiatement du roi » ®; le 13 août 1280, la défense avait été renouvelée sur arrêt spécial du Parlement de Paris ^ Le vicomte finit par s'irriter de rencontrer ainsi l'autorité royale sur son chemin; et un jour que des enquêteurs du Parlement, envoyés pour examiner une de ses affaires, l'avaient amusé par une