‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 257 sur 447 · Olim, II, 118, n» xxxiv · texte numérisé non relu

Olim, II, 118, n» xxxiv

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dépendance féodale; le roi de France, de son côté, par crainte de voir se perdre entre ses mains son droit fragile de supériorité, devait tendre à l'exercer avec d'autant plus de rigueur. Dans les autres grands fiefs, la soumission du duc ou du comte était allégée par la condescendance du roi ; en Aquitaine, la malveillance réciproque des gens du roi et des gens du duc était extrême; il en résulté des guerres séculaires. Il n'y eut point, à la vérité, de lutte ouverte entre Edward I" et Philippe III, de 1270 à 1285; le règne du fils de saint Louis est même le seul règne du xuf siècle qui n'ait pas été marqué par une guerre anglaise; mais, quoique les deux princes aient échangé des lettres empreintes d'une grande cordialité extérieure \ nous avons déjà vu qu'ils saisirent toutes les occasions de se nuire indirectement. Edward P"" soutint de son influence et même de ses armes la commune de Limoges; Philippe III protégea Gaston de Béarn. Chacun d'eux avait ses partisans dans la remuante nohlesse de Gascogne ; le roi de France pouvait compter sur les comtes d'Astarac et de Pardiac % les vicomtes de ïurenne et de Fronsac, le comte de Périgord ^ et une foule de gentilshommes \ Le duc et le roi se tenaient vis-à-vis l'un de l'autre sur la défensive, toujours prêts à rompre le lien qui les unissait.

Edward I", roi dans son île, détenait, comme héritier d'Éléonore, les plus belles provinces du Sud-Ouest. On sait comment il avait réussi à y joindre, au traité d'Amiens, quelques lambeaux arrachés à l'héritage d'Alfonse de Poitiers % L'Agenais fut délivré en juin 1279 à son représentant Guil-

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