‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 36 sur 447 · SON INFLUENCE POLITIQUE · texte numérisé non relu

SON INFLUENCE POLITIQUE

son allié, fut bailli de Bourges. Il maria ses enfants en bon lieu; à la vérité, l'union de son fils avec une filhî do l'illustre maison de Partlienay en Poitou, décidée en 127.'} ', fut rompue en 1274, pour des causes que nous ignorons -, mais Amicic de la Broce épousa le fils du seig-neur de Beaug-enci; sa sœur Isabeau fut donnée à Mathieu de Yillebeon, descendant d'une puissante dynastie de chambellans héréditaires de l'Hôtel. Pierre trouva encore un sire de la Ferté pour sa nièce Péronelle.

Malgré cette avidité qui dénotait une ambition vulgaire, la faiblesse de Philippe III avait confié à P. de la Broce une autorité illimitée dans les choses de la cour. « Les barons et les prélats le craig-naient fort, dit G. de Nangis, parce qu'il faisait du roi tout ce qu'il voulait ». » On le savait si bien que Grégoire X lui octroyait, comme à un prince, des privilèges spirituels, et que frère Jérôme, général des frères mineurs, le comblait de bénédictions et l'appelait le protecteur de son ordre ''. « Il était à tous les conseils du roi, dit une chronique flamande ^, toutes les heures qu'il voulait et quand les barons avaient conseillé au roi ce qu'ils savaient être bon, s'il ne plaisait à Pierre , leur conseil n'était pas suivi. » C'est ce que disent tous les écrivains contemporains, et c'est ce qu'exprime, en formulant énergiquement l'idée,

1. Arc/t. Nat., J, 728, u» 131. « A imm cher especiau ami Peires de la Broce, chamberlenc monsegnor le roy de France, Giiioa de Thoars, segnor de Thalemont, salu e bons anior. — Corne G. l'Arcevesque, nostre cosin, so seit consellé a nos sus les paroles qui ont esté entre lui e voz amis de marier Johenne sa sour, noslre cosine, a vostre fil euné, nos vos faison asavor que nos nos asentons audit mariage et mot nos plaist. Si vos prion que ce ne remogne pas par vos que ledit mariage ne soit fait, e que vos priez le devant dit Mgr. le roy de France que il voylle doner son asentement. E ço faison asaver a vos par noz letres pendanz de nostre sea seales. — Cou fut doné le mecredi devant la Tipliaygne l'an de grâce mil e. CG. sexante treize. »

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