FONCTIONS DES BAILLIS
de leur besogne, mais ils les appointaient sous leur responsabilité ; ils paraissaient seuls officiellement. Il y avait cependant à Toulouse un trésorier en titre de la sénéchaussée ; cette charge très ancienne, dont M. Boutaric semble trouver l'origine sous Philippe le Bel ', était occupée sous Philippe III par Pierre de Fontaines, bourgeois de Cahors ^
Ce n'est pas tout; le bailli, en véritable vice-roi, était dans son ressort, en même temps que le défenseur des prérogatives du prince, le défenseur de la paix publique ^ C'était à lui que les opprimés demandaient protection; et souvent l'épouvantail d'un sergent royal, placé dans un lieu menacé par la violence des querelles féodales, suffisait à le garantir de toute atteinte *, Les mesures publiques étaient datées du nom du bailli en charge ^ Comme le roi lui-même, il était parfois choisi comme arbitre par de grands seigneurs. Il lui appartenait naturellement de promulguer les ordonnances royales et d'en remettre des expéditions aux grands vassaux de sa circonscription •^; il rédigeait lui-même des proclamations et des ordonnances locales \ analogues à cette grande ordonnance que publia, le 5 avril 1281, G. de Ponchevron, sénéchal de Bcaucaire, pour la suppression de tous les péages établis dans sa sénéchaussée depuis trente ans ^
recettes et des dépenses des domaines de Périgord et de Quercy, commencé en 1283, avec l'état des frais de justice payés aux baillis royaux. »