‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 393 sur 447 · Ord., XI · texte numérisé non relu

Ord., XI

6. Olim, I, 8S6, u° xv. « Homines Villenove-en-Hez quia immunes sunt a lallia... dicebant se non teneri ad prestandum exercilum domino régi vel summam propter hoc eis impositam persolvendam eo quod submoniti non vénérant in exercittim memoratum; gentibus domini régis... dicentibus quod emenda hujusmodi, petita pro defectu exercitus, non debeat dici tallia... » — Cf. Olim, II, 84.

7. A. Callery, op. cit., pp. 77-80. — Cette discussion est dépourvue de toute criti<iue; les références n'ont souvent aucun rapport avec les affirmations du texte. Il y a des erreurs matérielbis: Brivatensis est traduit par Brives.\Qy. surtout 1 interprétation fautive de l'arrêt Olim, II, 102, n" xu (p. 79, n. 8).

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aides de l'ost générales, uniformes, perçues directement par les agents du roi comme un impôt proprement dit; il convient d'en dégager seulement cette notion très simple que Philippe III, à l'exemple de ses prédécesseurs, mais plus fréquemment, plus généralement, et, depuis 1274, d'après un tarif plus régulier, leva des finances : 1° comme rachat du service actif; 2° comme amende en cas de désobéissance au ban royal, amendes destinées à être utilisées, et, comme on dit, remployées pour équiper des troupes soldées.

Les aides de l'ost n'étaient donc, à le bien prendre, qu'une ressource très analogue aux aides extraordinaires pour la chevalerie du fils aîné ou le mariage de la fille aînée. Elles étaient, du reste, bien plus productives. En effet, M. Callery aurait pu remarquer que les plus grandes villes, même celles qui, comme Narbonne, avaient la prétention de ne pas être astreintes au service militaire, acquittaient ces aides sous forme de dons soi-disant volontaires, pro guerre subsidio. Narbonne donna, le 12 août 1276, mille livres tournois pour l'armée de Béarn et de Navarre * ; cinq cents livres, le 23 janvier 1282, « pour les affaires du roi ^ »; la même année, les bourgeois de Poitiers remirent au roi une dette de 1500 livres tournois qu'il avait contractée envers eux ^ ; les bourgeois de Paris levèrent une taille dans la cité pour offrir un don à Philippe III ^; Reims, au commencement de l'année 1283, fut cotisée à un don de 400 livres à l'occasion de la guerre d'Aragon ^ Les villes n'étaient pas seules à fournir des « subventions » de cette nature ; on a une très curieuse charte de Philippe III aux prélats, barons, bourgeois et cités du Quercy par laquelle il les remercie d'avoir, à la requête de son sénéchal, consenti à lui accorder une aide et une subventio « pour cette fois, on pur don » ^. Des chartes d<j non-préju-

1. Arch. municip. de Narbonne, AA, GUI, f" 43 v°. Ed. Fn. Miguel. Notes sur la guerre de Navarre, p. 600.

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