‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 423 sur 447 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons essayé clans ce livre de renouer la chaîne de la tradition, brisée depuis longtemps entre 1270 et 1285, entre Louis IX et Philippe le Bel. Comme le règne de Philippe III était pour ceux qui s'occupent de l'évolution politique de la royauté au xiif siècle une énigme irritante, nous avons essayé de la résoudre.

Quand des esprits curieux s'inquiètent de ce règ'ne sacrifié, on se contente de répondre vaguement ou bien qu'il n'a eu aucune importance, aucune orig^inalité, aucune couleur; ou bien qu'il constitue une « période de transition ». Mais, h le bien prendre, toutes les périodes de l'histoire marquent plus ou moins une transition entre ce qui précède et ce qui suit, et cette expression, dont quelques personnes demeurent satisfaites, ne signifie rien au fond.

Noire besog-ne a consisté à réunir tous les faits qui, s'étant passés de 1270 à 1285, ont laissé dans les documents des traces certaines, à classer ces faits et à en déterminer les caractères communs. Nous avons été amené ainsi à prendre des positions très nettes, qu'il n'est pas inutile de formuler de nouveau dans cette conclusion générale.

Philippe III a été un personnage médiocre; il n'a eu d'autre idéal que la grande figure de son père. Ses conseillers — ceux qui ont eu la réalité, sinon l'apparence brillante du pouvoir — étaient des nmis, des créatures de saint Louis.

Il est donc nalurel que, dans ses rapports avec les puissances du dehors et avec la société féodale, le gouvernement

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