VI INTRODUCTION
II. Documents diplomatiques. — Les documents de cet ordre sont infiniment plus abondants, plus authentiques et, en général, plus intéressants que les chroniques; ils les contrôlent, les corrigent et les complètent en révélant une quantité de faits et d'actes dont elles ne font aucune mention. Nous entendons par documents diplomatiques toutes les pièces, inédites pour la plupart, qui se trouvent dans les archives de la France et de l'étranger : chartes, ordonnances, enquêtes, pièces de procédure, correspondances officielles et privées.
1° C'est bien à tort que les éditeurs du recueil des Historiens de la France évaluent * à 287 le nombre des « monuments manuscrits et authentiques du règne de Philippe le Hardi « qui sont déposés aux Archives nationales, à Paris. Dans la seule série J (Trésor des Chartes), ce nombre est bien plus considérable. A la vérité, il n'existe pas au Trésor un seul registre qui soit entièrement consacré à la transcription des actes de Philippe IH; mais les scribes de la chancellerie ont souvent utilisé les feuillets blancs des registres de saint Louis et de Philippe-Auguste pour y insérer en désordre des pièces qui sont datées de 1270 à 1285 ^. D'ailleurs, si les registres du Trésor, pour le temps de Philippe le Hardi, ont été fort mal tenus, les layettes sont encore complètes ou peu s'en faut. Elles contiennent la plus riche collection qui subsiste de chartes et d'instruments contemporains ^.
Ce sont les archives administratives et domaniales de la couronne. Les archives judiciaires qui sont conservées dans le même dépôt n'ont pas une moindre importance; elles se composent des registres Olim * et des rouleaux d'enquête compris dans le supplément du Trésor. Nous les avons étudiées ailleurs ^.
Dans les séries K (cartons des rois), L (Bullaire), M et* S des Archives nationales, on rencontre encore un grand nombre de