‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 77 sur 447 · TRAVERSÉE DE L'ITALIE · texte numérisé non relu

TRAVERSÉE DE L'ITALIE

votre père, répondit l'autre, a été traîné dans les rues. » Gui rentra aussitôt dans le sanctuaire, et, prenant par les cheveux le cadavre de Henri l'Allemand, il le traîna ignominieusement jusqu'à la porte. Puis il s'enfuit sur les terres du comte Rosso Aldobrandino, son beau-père, dans la Maremne toscane '. — Cet événement attrista le roi de France, dit Tannalisle de Plaisance, car la victime lui était alliée parle sang-, et il était désolé de ne pas pouvoir châtier les coupables ^ Quant au roi de Sicile, il écrivit aussitôt une lettre au prince Edward pour lui annoncer l'assassinat de son cousin par ces « fils de malédiction », Gui et Simon de Montfort, protestant qu'il les ferait rechercher et poursuivre *; néanmoins, les Anglais accusèrent toujours Charles d'x\njou d'avoir permis ou même facilité ce crime fameux *, dont deux monuments, élevés, l'un à Viterbe ^, l'autre à l'entrée du pont de Londres, perpétuèrent le souvenir.

Philippe III annonçait à Mathieu de Vendôme et à Simon de Néelle, dans une lettre du 14 mars, qu'il allait rentrer bientôt en France en traversant la Lombardie à grandes journées; en effet, voyant que l'élection du pape ne se ferait pas de sitôt, les deux rois se séparèrent pour retourner dans leur pays, Charles en Apulie, et Philippe à Paris. Le roi parcourut d'abord la Toscane, Montefîascone, Orvieto, Florence, puis la Lombardie, Bologne, Modène, Reggio, où il logea, le 31 mars, dans le palais épiscopaP; Parme, où il passa le 1" avril et où il paya spontanément vingt livres tournois pour réparer le dommage que les siens avaient causé en brûlant dans la campagne une quinzaine de maisons ^ Il évita Plaisance, à cause d'une guerre privée qui désolait son territoire *, et il arriva h

i.ss. RR. ii.,Yiii, ion.

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