‹ Le Rein Des DiabétiquesChapitre 44 sur 103 · TRAVAUX ANTÉRIEURS · texte numérisé non relu

TRAVAUX ANTÉRIEURS

Il y a longtemps que les physiologistes ont essayé de reproduire des lésions rénales en provoquant des troubles semblables à ceux que l’on observe dans le diabète sucré.

Claude Bernard le premier après avoir injecté du sucre à des lapins, trouva des traces d’inflammation rénale et des abcès rénaux.

Mais comme le font remarquer Lecorché et Talamon, on ne peut guère accorder de valeur à ces expérimentations faites en marge de toute asepsie.

En 1885 Albertoni et Pisenti de Bologne, donnèrent des doses répétées d’acétore à des chiens et des lapins et ils obtinrent :

1° Cliniquement de l’albuminurie ;

20 Anatomiquement des lésions de la substance corticale du rein et des tubes contournés, mais ne trouvèrent aucune modification de la branche ascendante ni des tubes droits.

Également en 1885, Strauss essaya sans succès de reproduire des lésions d’Armanni chez les lapins rendus glycosuriques par piqûre du bulbe, par injections sous-cutanées de solutions concentrées de glucose.

Il les rechercha sans succès également chez des lapins morts de rage inoculée et glycosuriques, et chez une vache atteinte de glycosurie.

En 1893, Trambusti et Nesti n’obtinrent pas de lésions rénales après phlorhidzine, mais obtinrent des lésions d’Ar-

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manni chez des animaux rendus glycosuriques par extirpation du plexus coœliaque.

En 1904, Fichera puis Von Hansemann trouvèrent des infiltrations glycogéniques dans le rein après avoir provoqué des glyscosuries chez le chien par dépancrétisation, extirpation du plexus cœliaque et injection de phlorhidzine.

Fichera remarqua qu'après toutes ces opérations qui provoquent de la glycosurie, le glycogène diminuait dans le foie et augmentait dans le rein, confirmant ainsi les travaux de Sandmeyer qui avait trouvé dans les reins des diabétiques du glycogène dans la proportion de 1/6 par rapport à celui observé dans le foie.

Gierke, dans sa thèse de Fribourg, confirmait les travaux de Fichera.

Par ailleurs, Mayer et Rathery en 1907, par des expérimentations faites sur le lapin, le chien et le rat d’égout, étudièrent les modifications que fait subir à ces animaux l'injection de diverses substances provoquant des polyuries importantes. Ils décrivirent ainsi des lésions de dégénérescence vacuolaire très nette par les injections de glucose et de chlorure de sodium, peu par les injections de théobromine et de pilocarpine, et point de modifications par les injections de phlorhidzine et de caféine.

Mayer, Rathery et Schaeffer, étudiant ensuite la toxicité des acides oxybutyriques alpha et béta, n’obtinrent pratiquement point de lésions rénales.

Plus récemment depuis la découverte de l’insuline, Shields Warren et Bornstein étudièrent les effets de l’insuline sur les lésions anatomiques du rein chez les diabétiques, mais nous n’avons pu nous procurer leurs travaux.

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