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RÉSULTATS DE L’EXPÉRIMENTATION

Le but de cette expérimentation était uniquement de vérifier que :

1° Les vacuoles que nous avons observé dans les reins des diabétiques pouvaient être reproduites en produisant un diabète expérimental.

29 Ces vacuoles contiennent du glycogène.

Nos expériences semblent nous avoir démontré la véracité indiscutable de ces deux faits. En effet :

Sur 10 chiens dépancréatés et nettement glycosuriques au moment de la mort, nous avons trouvé dans les reins «l'aspect vacuolaire » semblable à celui observé dans les reins d’autopsie des diabétiques et qui s’apparente de très près à la lésion décrite par Lamy, Mayer et Rathery dans les polyuries provoquées.

Cette vacuolisation se voit particulièrement bien sur les coupes fixées dans le liquide de Van Gehuchten et colorées par l’hématoxyline ferrique, fuchsine acide.

Elle siège dans les cellules des tubes contournés qu’elle atteint par îlots toujours séparés par des tubes sains.

Pour étudier si ces vacuoles contenaient du glycogène, nous avons eu d’abord recours au boin chromé comme fixateur. Par cette méthode qui s’est donc révélée mauvaise, tout au moins entre nos mains, nous n’avons pas pu mettre en évidence la présence de glycogène.

Grâce à l’amabilité du docteur Doubrow qui nous en suggéra l’idée, nous essayâmes de fixer les reins de nos chiens dans le fixateur indiqué par Pastels et Mlle Léonard dans le Bulletin d’histologie appliquée de 1935, p. 293, et dont voici la formule :

Dioxane saturé d'acide picrique. . . . . 8, 5 parties. F'ormMaAliNeE ER RP RE Acide )acétique sale CPE A 0

Pr PTE

Les auteurs indiquent une heure de fixation. Il nous a semblé que ce délai était un peu court et qu’on obtenait de bien meilleures fixations par un séjour plus prolongé.

Grâce à cette fixation et coloration ultérieure à l’aide du Carmin de Best, nous avons mis en évidence la présence de très nombreux grains de glycogène emplissant les vacuoles des tubes contournés.

La gomme iodée colorant nettement en brun ces grains va apporter une confirmation indispensable, mais donne de bien moins belles préparations que le Carmin de Best.

Aïünsi la vacuolisation des cellules des tubes contournés nous semble-t-elle bien être en rapport avec une infiltration glycogénique et confirmer les vues d’Ehrlich.

Mais ce glycogène est particulièrement difficile à fixer et à retenir in situ ; ce n’est que sur des reins prélevés immédiatement au moment de la mort et fixés dans un liquide particulièrement approprié quenousavons pu lemettre en évidence.

Nous ne pouvons donc qu'être vraiment en admiration devant Ehrich qui avait pu trouver ce glycogène sur le rein d’autopsie et avec un fixateur aussi médiocre que l’alcool absolu ! Il est vrai qu'Ehrlich travaillait en Allemagne où les autopsies peuvent s'effectuer bien avant les vingt-quatre heures réglementaires en France. Il n’en reste pas moins que son fixateur était insuffisant et qu’on comprend fort bien que de nombreux auteurs comme Strauss n’aient pu dans bien des cas réussir à mettre en évidence ce glycogène.

Ce point une fois acquis, pouvons-nous aller plus loin et.

trouver un lien entre le degré de la glycosurie et la vacuolisation ? |

1° Un fait est certain : la vacuolisation apparaît aussitôt que la glycosurie existe, comme nous le montrent les chiens Adolphe et Christine qui ne vécurent que deux jours et même chez Basile où la mort survint en vingt-quatre heures après.

20 Il nous a semblé également que les vacuoles étaient plus grandes et occupaient des îlots plus étendus et plus rapprochés lorsque la glycosurie était plus importante comme chez Mau (50 gr. et 80 gr. par litre) et chez Barbe (glycosurie 61 gr. 90 et glycémie 5 gr. 58) que chez Basile (glycosurie

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