SCÈNE V
Les mêmes, Salomon.
(Entre le roi splendidement vêtu, sans manteau et sans couronne. Tous se prosternent à Vexception d'Assad qui reste immobile et de Sulamith qui, désolée, se tient auprès du Grand-Prêtre. Ce dernier élève les mains pour bénir le roi. Les gardes présentent les armes.)
SALOMON
D'où naît ce trouble au seul bruit de mes pas? Quoi, chacun se détourne, Assad ne parle pas,
Et tes beaux yeux, enfant, son pleins de larmes? Ce qui causa tes pleurs me sera révélé,
L' Esprit divin à mon âme a parlé,
Il me dira d'où viennent tes alarmes.
Debout! - Pour préparer la fête sortez tous.
Demeure Assad. [à part) Je devine et t'absous.
(Tous se lèvent et s^ éloignent lentement dans des directions différentes. Assad est muet et comme pétrifié. Au moment de sortir, le Grand-Prêtre fait un geste consolateur et semble promettre la lumière d'en haut.)