‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 103 sur 108 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

VALENTINE, sans conviction.

Oui! oui! (a part.) Voyons, voyons, ce matin encore... j'étais folle des cheveux frisés... (Haut, poussant un cri.) Ah! par exemple!... Mais ils ne frisent plus!

ANTOINE, étonné.

Allons donc !

VALENTINE. à Ducloscau ot montrant Antoine.

Vous appelez ça friser, vous?

DUGLOSEAU.

S'il faut être franc, j'appellerai plutôt ça des baguettes de tambour !

ANTOINE, à part, frappé d'une idée.

Sapristi!... Dans le divan de la maréchale!

Et vous aviez le toupet de me dire que c'était naturel... quand c'est le petit fer.,.

ANTOINE

Non!

VALENTINE

Comment, non?

ANTOINE

Ce n'est pas le petit fer, je mets des papillotes !

DUGLOSEAU, éclatant de rire.

Des papillotes !

ANTOINE

Le soir, en me couchant !

VALENTINE

Eh bien ! il ne vous manquait plus que ça !

DUGLOSEAU.

11 doit avoir une jolie tète, sur l'oreiller !

146 LE KEMPLAÇANT

ANTOINE, vexé.

Hein?

DUCLOSEAU.

Oh ! après çn, en éteignant la i^ougie !

Allons donc ! J'éclaterais de rire !

ANTOINE, avec reproche.

Ah! Valentine!

VALENTINE, se montant.

Quoi, Valentine?

DUCLOSEAU.

Voyons... vous allez vous disputer... déjà? (a valentine.) Après tout, il a Jjeau mettre des papillotes, il n'en reste pas moins votre amant.

VALENTINE. avec mépris.

Mon amant, monsieur?... Allons donc! Il ne sait seulement pas ce que c'est que l'amour !

ANTOINE

Moi?

DUCLOSEAU.

Comment, monsieur, vous ne savez pas ce que c'est que l'amour?

ANTOINE, protestant.

Mais si, mais si !

DUCLOSEAU.

Je me dis'xis aussi ; à l'àgedeM. de la Mouillette...

\NT0INE

Pas La Mouillette, mon bon Ducloseau,La Mouillère 1

Non, mais quand je pense que, pendant trois se-

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