ACTE DEUXIÈME
HENRI, à Valontino.
Je crois qu'en vous laissant aller davantage..,
YALKNTINE.
Vous croyez ?
ANTOINE
Mais oui, ma chère Valentine, laissez-vous aller, c'est dans notre intérêt.
VALENTINE, à Henri.
Me trouvez-vous bien comme ça, monsieur ?
HENRI
Oui, madame, je vous trouve très bien 1
ANTOINE, se fâchant.
Monsieur, madame ! Vous! Ah! la! la! Mais comment voulez-vous que le commissaire ne se méfie pas ? De la vraisemblance, mes enfants, je vous en prie ! (a vaientine.) Henri ! (a iiem-i ) Valentine ! ( a tous les deux.) Tutoyez-vo JS 1
HENRI, souriant.
Puisque c'est dans votre intérêt.
VALENTINE
Oh ! alors ! Me trouves-tu bien, Henri ?
HENRI
Oui, Valentine, je te trouve très bien I
ANTOINE
A la bonne heure I Gomme ça, je suis sûr de mon affaire,
VALENTINE, se dégage dos bras d'Henri avec un trouble qui se devine à son attitude.
Ahl
HENRI, mémo attitude.
. Ah!
ANTOINE
Et maintenant, il no me reste plus qu'à faire le mari.
HENRI
Le mari?
.\NTOINF,.
Oui, nous allons répéter la scène : je sors, vous vous remettez en position, je frappe à la porte comme si j'étais M. Ducloseau accompagné du commissaire, j'entre brusquement et je verrai si la position est naturelle ! Vous avez compris ?
VALENTINE et HENRI, ensemble, troublés.
Oui!
ANTOINE
Non, mais ce qu'il faut se donner de mal !
Il sort et referme la porte.
HENRI
Madame, voulez-vous me faire l'honneur de retomber dans mes ])ras?
VALENTINE
Volontiers, monsieur !
Ils reprenn<*nt leur position.
Laissez-vous aller, laissez-vous aller... (Antoine frappe à la porte.) Entrez!
ANTOINE, entrant, furieux.
Mais non, voyons, ne répondez pas!... C'est insensé !... Vous êtes tous les deux enfermés dans une chambre d'hôtel, en train de... ou enfin censément... moi, le mari, je frappe à la porte avec le commissaire et vous répondez : « Entrez ! » Recommençons I