SCÈNE V
DUCLOSEAU, puis VALENTINE.
DUCLOSEAU, seul.
Eh bien ! voilà!. . "Vous demanderiez à quelqu'un.
ù n'importe qui... à un passant : Qu'est-ce que c'est que la maison Polin?... On vous répondrait sans hésiter : « La maison Potin ?... Epicerie^ vins fins et liqueurs!... » Eh bien! non... la maison Potin, c'est un truc dont se servent les femmes mariées pour correspondre avec des Henri Martin... par le téléphone !... Voilà ce que c'est que la maison Potin !...
Il gagne la gauche.
VALENTINE, entrant par lo pan coiipô de droite avec des chemises sur les Jjras. — A part.
C'est curieux... Plus je veux penser à Antoine, plus je pense à l'autre...
Elle descend à droite, passe devant le canapé, va vers la malle et laisse tomber une chemise.
DUGLOSEAU, à part.
Ma femme!... Dire que c'est peut-être elle qui a trouvé ce truc-là I... (iiaut.) Pardon^ madame... vous avez laissé tomber...
Il ramasse la chemise.
VALEXTINE, à-gonoux devant la malle, sèchement.
Merci, monsieur !
La chemise se défait.
DUGLOSEAU, à part.
Une chemise de nuit... en soie bleue !
VALENTIXEj qui a mis les autres chemises dans la malle.
Donnez-moi cette chemise, je vous prie I
DUGLOSEAU, soupirant un peu et regardant la chemise qu'il tient) une épaule dans chaque main.
Ça me rappelle...
VALENTINE, un pou gênée, montrant le public.
Monsieur ! Il v a du monde !