SCENE XII Les Mêmes, ANTOINE
HENRI, à part.
Lui!
ANTOINE, à part.
Henri! Sapristi! Je l'avais oublié.
DUGLOSEA.Uj revenant au milieu.
Je sais tout !
ANTOINE
Vous savez totit ?
HENRI
Il sait tout !
ANTOINE;, noblement.
Alors, VOUS savez que je m'appelle Antoine de la Mouillère ?
DUGLOSEAU, éclatant.
Encore?... Ah! ça, messieurs, est-ce que ça va recommencer? C'est insensé à la lin!... Vous avez toujours les mêmes noms!
ANTOINK, ahuri.
Qu'est-ce qu'il dit?
HENRI
Puisque tu as pris le mien, j'ai bien été forcé de prendre le tien.
Hein?
ANTOINE
Comment, tu as?... C'est ignoble!
DUGLOSEAU.
Voyons, messieurs, une fois pour toutes, voulezvous me dire qui vous êtes ?
HENRI, se présentant.
Le marquis Henri de Cliantelaur! '
ANTOINE, mémo jeu.
Le vicomte Antoine de la Mouillère !
DUGLOSEAU.
Fichtre ! Un marquis et un vicomte... pour la femme d'un radical !... Ah! on ne pourra i)as dire, messieurs, que vous n'êtes pas ralliés!
ANTOINE, avec ainortnino, regardant Henri.
Donner mon nom... lui, un gentilhomme, un frère ! . . .
ACTK TROISIÈME 141
DUGLOSEAU.
Votre frère!... Ah! il est joli votre frère! Vous ne savez pas ce qu'il a fait au Family-House?
HENRI
Monsieur, il est inutile d'aller raconter...
Pardon, monsieur le marquis, je tiens absolument... (a Antoine.) Il a voulu VOUS remplacer jusqu'au Ijout !
.\XTO[NE.
Lui?... Lui que j'ai connu pas plus haut que ça... et qui m'a connu à la même hauteur!
HENRI
Ecoute, Antoine ! si j'avais eu une bûche...
ANTOINE
Il n'est pas question de bûche, monsieur, mais de moi, vous êtes un félon !
HENRI, menaçant.
Félon? Il a <lit félon?'
DUGLOSEAU, à part, souriant.
Voilà la droite qui s'interpelle !
HENRI, gaj^nant le milieu.
Retirez félon, monsieur !
ANTOINE
Jamais !
HENRI
Vicomte !
ANTOINE
Marquis !
DUGLOSEAU, qui est remonte, prenant la sonnette qui est sur la table et sonnant à tour de bras.
Messieurs! Messieurs !... J-e vous rappelle à l'ordre!