‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 109 sur 190 · LE DERNIER JOUR DE L'ANNÉE · texte numérisé non relu

LE DERNIER JOUR DE L'ANNÉE

Tu fhis enfin fiitale année.

Source d'étemelles douleurs!

Enfin ta course terminée Un instant fiiit trêve à nos pleurs.

Tout souriait au jour de ta naissance, Notre horison paraissait s'éclairdr; Ton cours fâcheux trompa notre espérance, Ne croyons plus à Tavenir.

A combien de malheurs en proie Ton règne nous a-t-il laissés?

Heures de plaisirs, jours de joie.

Far le deuil furent remplacés.

Quand le fléau qui dévastait le monde, (i) Nous décima, nous avons su mourir:

Du plomb mortel la plaie est plus profonde, Ne croyons plus à Tavenir.

O Le choléra adatique.

LE BiPEBTOIBE NATIONAL. 213

L'inévitable maladie

Sur nous répand son yenin ;

L*art le combat par son génie,

Elle résiste, et cède enfin.

Mais qu'opposer au plus afilreux des crimes? (>) De coups de feu Tair vient de retentir!...

On a fi^ppé d'innocentes victiaesl....

Ne croyons plus à Tavenir.

L'an expire; un autre succède:

Aux maux qui nous ont accablés.

Vient-il apporter le remède?

Nos vœux seraient-ils donc comblés?

De Dieu sur nous Fœil bienveillant s'abaisse, Et sa bonté se lasse de punir; Faibles humains, que votre haine cesse.

Et nous croirons à l'avenir.

Puisse aux rigueurs de la fortune

Le nouvel an mettre une fin.

Et que d'une mère conunune

Les en&nts se donnent la main, n est bien temps, dans la même carrière, Que les partis aillent se réunir:

Fils égarés, rentrez sous la bannière.

Et nous croirons à l'avenir.

Page 1