LE MARIN
La nuit est noire et le ciel sans étoiles ; Le yent mugit et frappe, en vain, nos voiles
Que durcissent les frimats.
Adieu patrie ! adieu, plus d*espérance.
Adieu ma femme et ma chère Clémence,
Vous ne me reverrez pas.
De la tempête augmente la furie :
La mer blanchit le navire qui crie,
C'en est fait, nous coulons bas !
Adieu patrie ! adieu, plus d'espérance.
Adieu ma femme et ma chère Clémence,
Vous ne me reverrez pas.
Vous m'attendes à cett^ heure p«ut»étre,
Et vous crô^ tQiiÔ<"i^ °^^^ P^^'^^^'^ Froid «t coQVort dé frimats^
Adieu patrie! àdieu^ plus d'éspézadce.
^dieu ma femme «I ma chère démence, Vous ne me rfsrtires pfub
LE HÉPERTOmB NATIONAL. 243
Au cap lointÛD vaccîlle une lumière
Mais le vaisseau brisé sombre à Tanière,
Tous s^élancent dans les mâts.
Adieu patrie I adieu, plus d^espérance.
Adieu ma femme et ma chère Clémence,
Vous né me reyerrez pas.
Tout disparut sous la vague proftnde ; Et le marin qui luttait contre Toide
Répétait encor tout bas ; Adieu patrie ! adieu* plus d^espérance. Adieu ma femme et ma chère Clémence,
Vous ne me reverrez pas.
F. X. Gabnsau.