‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 144 sur 190 · INTRODUCTION DE L'INDUSTRIE EN CANADA · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DE L'INDUSTRIE EN CANADA

Fille du del, bienfrdsante industrie, Toi qui soumets et la terre et les eaux, £n voyageant sur Taile du génie.

Tu parais et soudain tu soulages nos maux.

— A peine TËtemel, à sa divine image, Eut pétri rhonune de ses mains, n maudit son plus bel ouvrage Et punit le chef des humains.

Mais, tout en punissant, la tendresse du père ^^t tempérer du Dieu la trop juste colère.

'L*homme à peine échappé des mains du créateur. Exilé de TEden, sa première patrie.

Demeurait sans appui sous le poids du malheur : Dieu, pour le secourir, lui donna Tindustrie. Elle était jeune alors, mais sur Taile du temps EUe épancha bientôt sa brillante lumière; L*homme ayant appris d'elle à vaincre les autans. Osa sur rooéao déployer ta bannièie.

IJC RÉPEBTOIEB NATIONAL.

L*audacieux vainqueur des mers, Pour prix de sa noble victoire, Domina sur tout Funivers* Alors on vit surgir le siècle de la gloire ; L*homme de la pensée avait brisé les fers, Et marchait à grands pas au temple de mémoire. De là les monuments de si noble grandeur, Et les produits des arts, dont la riche splendeur, Bientôt du monde entier en couvrant la surface.

Devait plus tard étonner notre race.

Endormie un moment dans des temps malheureux, L'industrie bientôt, plus belle et plus brillante. Jeta sur Tunivers un regard radieux, Et de son court sommeil s'éveilla triomphante. EUe enfanta bientôt des prodiges nouveaux, £( ranima partout les arts et les travaux.

Se trouvant à Tétroit dans Tunivers antique, Elle franchit la mer et vint en Amérique.

La liberté, sa sœur, en lui tendant les midns, Partagea ses travaux pour le bien des humains. Longtemps le Canada rejeta ses lumières.

Par respect pour Tusage établi par ses pères. Mais un peuple éloigné, qui la connaissait mieux,

Importa l'étrangère et ses dons précieux.

Ce fut alors que déployant ses ailes.

Elle entassa merveilles sur merveilles ;

L'activité du commerce aux cent bras Produisit des moyens qu'on ne connaissait pas. Le génie bientôt les eut en sa puissance ; C'est alors que l'on vit ces brillants monuments Déployer dans leur luxe et leur noble apparence, Du Dieu puissant des arts les magiques présents. Dans d'énormes tuyaux, la vapeur enfermée Obéit en esclave et cède à la pensée ; Les anciens bâtiments, la honte de nos eaux Sont bientôt remplacés par de pompeux vaisseaux Qui, maîtrisant les eaux, sans voiles ni cordages. Bravent dans tous les temps le vent et les orages. Un rapide souvent à nos nochers fatal,

De nos vaisseaux empêchait l'arrivage :

La nature est domptée, et bientôt un canal Au fleuve stupé&it ouvre un nouveau passage.

262 LE BéFBBTOmB NATIONAL.

L*archîtectiiie auni double d*actiTité, Et rhabitADl de la ville embellie, C<»itemplaiit sa ricrheece et sa prospérité»

Admire dans toti ooeiir et bénit rnmuarmiB.

Lx FBOiiDBum.

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