‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 150 sur 190 · LE LOQUET · texte numérisé non relu

LE LOQUET

Ayant fini sa lecture, il ploya avec soin ces feuilles à demidéchirées, et les enferma dans une boite, d^où il tira une espèce de petit loquet. — Approchez, me dit41; voici des cheveux de Léocadie. Elle portait ceci à son cou; et ce que vous voyez au revers est de la propre main de Joseph.

On lisait cet acrostiche, au bas d'une miniature de Léocadie: —

t^e Dieu qu*à cythère on adore t^ tes yeux fixa son séjoar; Ornés de cils, mouiUés encore, O'est là que repose Tamoar.

»>h! qui peut égaler les charmes Ce ces yeux qu*amour embellit, H-iris devant eux rend les armes Kt va se cacher de dépit.

— Eh bien, me dit-il ensuite avec un air calme et un ton solennel, vous avez entendu: Rappelez-vous de votre promesse I ^

Je m'éloignai rapidement de cet individu.

George De Boucherville (i).

Page 1