TRISTESSE
Seul bien que j*envie, Amour! douce erreur!
Viens, ma triste vie S*éteint de langueur.
O coupe d*ivres8e.
Pourquoi te tarir?
O fleur de jeunesse, Pourquoi te flétrir?
334 LE KéFEBTOntE NATIONAL.
Une fiène ardente Consume mes os:
Chacun se touimente Pour changer de maux, On suit sa chimère On fait des projets... . 4»
Et bientôt la terre Les couvre à jamais.
Comme un flot se brise Aux rochers du bord Ma vigueur s^épuise A vaincre le sort.
Mal qui me possèdes, Abrège ton cours!
Combien tu m'obsèdes, O fardeau des jours!
Seul parmi la foule Je m'en vais rêvant.
Et sans but je roule Au pouvoir du vent.
«Toffre, en ma détresse, J'offre à tous la main, Mais nul ne la presse ; Ils vont leur chemin....
O mélancolie Qui partout me suit Vois, mon âme se pUe Aux &ix des ennuis!
Chaque doux prestige A fui devant toi:
Monde où tout m'afflige Que veux-tu de moi?
La joie est donnée A nos jeunes ans.
La vie et l'année N'ont qu'un seul printemps.
Malheiv à qui chasse Les tendres plaisirs; L'hiver bientôt glace Et fleiurs et désirs....
LE KÉPERTOIBE NATIONAL. 335
Je yÎ8 une rose Au déeHn du jour; Que ma main t'arrose, Dis-je, ô fleur d*amoarl Pour qu'elle te cueille Demain sans retard; Je vins.... mais sa feuille
Volait au hasard. #
N. Aubin.