STANCES SUR MON JARDIN
Petit Jardin que j*ai planté, Que ton enceinte sait me pUdre !
Je Tois en ta simplicité Uimage de mon caractère. ;
Pour rêver qu*«n s*j tfoore bien Ii Ton agrément c'est ta verdore, ' A Tart tu ne dois presque lieo, Tu d6b beaucoup à la natwe. >
D'un fleuve rapide en son cours, Tes murs viennent baiser la rive ; Et je vois s'écouler mes jours, Comme une onde fugitive.
Lorsque pour goûter le repos.
Chaque soir je quitte l'ouvrage, Que j'aime, jeunes abrisseauz, A reposer sous votre ombrage !
Yotre feuillage tout le jonr^ Au doux rossignol sert d'asile, C'est là qu'il^ehaate-floo aiBoto^ Et la nuit il 7 dort tiMiqiidIk.
O ! toi, qui brille en mon jardin, Tendre fleur, ton destin m*afflige ; On te voit fleurir le matin, £t le soir mourir sur la tige.
Vous croissez, abrisseaux cbarmants, Dans Pair votre tige s*élance.
Hélas I j*eus aussi mon printemps, Mais déjà mon hiver commence !
Mais à quoi sert de regretter Les jours en notre court passage?
La mort ne doit point attrister, Ce n*est que la fin du voyage.
Joseph Qubsbbl.