FABLE
Certain Renard, un jour qu'il était en voyage^ De BoioB roDgé, tourmenté de la fiôm.
150 LB RiFEBTOIBE KÀTIOHAL.
Vit rOurs et le Lion dispotaent poûr un daim. Que chacun voulait sans partagé.
" Parbleu ! se dit aussitôt le matois, ** De la fôrét laissons ikire les rois ; '* En évitant leur mâchoire cruelle, " Tirons parti de la querelle." n n*était pas un fhinc Algérien, Mais, comme on voit, bon Calédonien.
Pendant que sur le cas en lui-même il raisonne. De ci, de là, chaque lutteur.
De dent, dé griffe avec fureur, A Tautre de bons coups il donne.
Tant, qu*à la fin tous deux tombant de lassitude. Maître Renard, satis plus d'inquiétude, Peut sous leurs yeux, cette aubaine enlever.
Aux dépens des héros, s^égayer et dhier.
J*ai vu souvent dans ma patrie
Mes trops légers concitoyens.
Canadiens contre Canadiens,
Lutter avec inême furie ; Nouveaux venus, nos pertes calculer, S*en enrichir et de nous se moquer.
D. B. ViGBR.