LA ROSE ET SON BOUTON
Vers Fempire de Flore Nous dirigions nos pas, Au moment où Faarore Arrose ses appas; La déesse s'avance.
Sautant sur le gazon, £t portant en cadence, La rose et son bouton.
Dans mon vaste domaine, Me dit-elle en riant.
Pour la fête prochaine Vous cherchez un présent; Secondant votre zèle.
Ma main vous fait un don; Des fleurs voilà la reine :
La rose et son bouton.
Tendre mère, une rose Couronne vos vertus.
L'autre demi-éclose, Vous promet encor plus; Qu'une amitié sans tache Forme votre union; L'amour toi:gour8 attache La rose à son bouton.
(0 Dans la Louisiane.
178 LE 1EQÊIKBTOI8B JIATIONAL.
Ah I Tout, fiUe chérie. Bouton à pdne éclos, D'une mère attendrie FlMrtagez les tr&Taux; iia*iine amitié sans tache Fonne Votre nnion; L*amoar toiyonrs attadhe La rose à son bouton.
Jean Jacques Labtigue (>).
CHANSON
A table réunis,
Lorsque le yin abonde,
Quand on boit à la ronde,
Quel plaisir d*étre assis
Auprès de ses amis!
Chassons la noire tristesse Fesons régner Tallégresse,
La gatté, Tamitié,
Et la sincérité.
«Tentends souvent vanter Nos Voisins d'Amérique, Leur fine politique Leur art de calculer, Discuter, pérorer,
(1) Ces vers ont été écrits pur feu Sa grandeur Jean Jacques Lartigue, premier évêque de Montréal, lorsqu'il tnatat son cours d'étude au collège de Montréal Mgr. Lartigae est né à Montréal le 20 Juin, 1777, et il y est décédé le 19 Ami, 1839. Nous avons de Mgr. Lartigue, ses mandements de 1837, contre les mouvements insurrectionnaires, qui firent alors une profonde sensation dans tout le Canada.
Nous devons, à M. Lui^er Duvemay, éditeur de £m Minerve, des remerciements pour nous avoir ûotaté une précieuse collection depoéâes canadiennes, dont plusieurs stmt Inédites» et au milieu desquelles se trouvaient les vers de feu Mgr. Lartigue^ 4|tt0 nous^ plaçons au hasard sons la date de 1828, parce que nous ignorons ' à qudle époque ils furent composés. On devra à M. Duvemay, la conservation de plusieurs pièces intéressantes de littérature qui, sans son amour de la littérature nationale, auraient été perdîmes à jamais.
LE BÉSWLTGmB NATIONAL. 179
LaiesoDS-leiir cette sonplessea Leur grayité, leur tristesse;
Et de les imiter,
TAi&oDs dé »>«s garder.
Vonlant nous effirajer
Par le bruit dé la guerre^
Et sur mer et sur terre,
Us ont mis des soldats,
Aoooiiçant des combftts.
Moquons-nous de leur pmwoiee, Et de leur tûbc arrogance.
Riotts^ buvons, chantons,
Toujours: iKmsJes battions.
De nobles sentiments
Que notre. ODeur s^enflamme,
Qu'ils remplissent notre âme;
Et de nos bons parents
Ramenons lé bon temps.
Us avaient de la vaillance, C'était leur grande science ;
Montrons nous de ces feux
Animés tous comme eux.
Puisque dans ce beau jour,
L*8mitié nous rassemble,
Célébrons tous ensemble
Et diastons tour à tour
Et le vin et ramoor^ Qui sait aimOT, rire el bmre.
Peut enchaîner là victoire^
Sachons toi^urs unir
La ^oire et le plaisir.'
Soyons toujours unis,
A notre xoi fidèles.
Et demême à nos belles,
Forta contre Fennenû,
Fermes pour un uni»
Que le Canada prospère.
De phis en plus qu'il s'éclaire.
Et que ks^Caoadi^is
Soient totyours C^toyenal
180 I^ B^BTOIBE KATIOITAI..