LE MARIN
La nuit est noire et le ciel sans étoiles ;
Le vent mugit et frappe, en vain, nos voiles Que durcissent les frimats.
Adieu patrie! adieu, plus d'espérance.
Adieu ma femme et ma chère Clémence, Vous ne me reverrez pas.
De la tempête augmente la furie ; La mer blanchit le navire qui crie, C'’en est fait, nous coulons bas!
Adieu patrie! adieu, plus d'espérance.
Adieu ma femme et ma chère Clémence, Vous ne me reverrez pas.
Vous m'attendez à cette heure peut-être,
Et vous croyez toujours me voir paraître Froid'et couvert de frimats.
Adieu patrie! adieu; plus d'espérance.
Adieu ma femme et ma chère Clémence, Vous ne me reverrez pas.