ANAL'A
L'audacieux vainqueur des mers,
Pour prix de sx noble victoire,
Domina sur tout l'univers.
Alors on vit surgir le siècle de la gloire ;
L'homme de la pensée avait brisé les fers,
Et marchait à grands pas au temple de mémoire.
De là les monuments de si noble grandeur,
Et les produits des arts, dont la riche splendeur,
Bientôt du monde entier en couvrant la surface, Devait plus tard étonner notre race.
Endorinie un moment dans des temps malheureux,
L'industrie bientôt, plus belle et plus brillante,
Jeta sur l'univers un regard radieux,
Et de son court sommeil s'éveilla triomphante.
Elle enfanta bientôt des prodiges nouveaux,
Et ranima partout les arts et les travaux.
Se trouvant à l'étroit dans l'univers antique,
Elle franchit la mer et vint en Amérique.
La liberté, sa sœur, en lui tendant les mains,
Partagea ses travaux pour le bien des humains.
Longtemps le Canada rejeta ses lumières,
Par respect pour l'usage établi par ses pères. Mais un peuple éloigné, qui la connaissait mieux, Importa l'étrangère et ses dons précieux.
Ce fat alors que déployant ses ailes,
Elle entassa merveilles sur merveilles ;
L'actinité du commerce aux cent bras Produisit des moyens qu'on ne connaissait pas. Le génie bientôt les eut en sa puissance ; C'est alors que l'on vit ces brillants monuments Déployer dans leur luxe et leur novie apparence, Du Dieu puissant des arts les magiques présents. Dans d'énormes tuyaux, la vapeur enfermée Obéit en esclave et cède à la pensée ; Les anciens bâtiments, la honte de nos eaux Sont bientôt remplacés par de pompeux vaisseaux Qui, maîtrisant les eaux, sans voiles ni cordages, Bravent dans tous les temps le vent et les orages. Un rapide souvent à nos nochers fatal,
De nos vaisseaux empêchait l'arrivage :
La nature est domptée, et bientôt un canal Au fleuve stupéfait ouvre un nouveau passege.
L'architecture aussi double d'activité, Et l’hatitant de la ville embellie,
Contemplant sa richesse et sa prospérité,
Admire dans son cœur et bénit l'INpusTRis.
Le FRonveurx.
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