À MA SŒUR IL'ADIEU FRATERNEIL
Tu vas quitter notre vallée ombreuse, Et de nos bois les asiles si frais ; Le sort t’exile en de lointains palais ; A la cité puisses-tu vivre heureuse !
Oh! pour moi, j'aime mieux Notre pauvre chaumière, Cachée à tous les yeux Sous son manteau de lierre.
Fais tes adieux aux belles matinées, Aux champs, aux fleurs, à l'oiseau des buissons ; Là-bas, vois-tu, plus de douces chansons ; L'oiseau se tait, les roses sont fanées.
Oh ! pour moi, j'aime mieux
Notre pauvre chaumière,
Cachée à tous les yeux
Sous son manteau de lierre,
Tu penseras à notre bonne mère ; Des pleurs alors viendront mouiller tes yeux ; Près d’elle assis, ton frère, plus heureux, Lui parlera de sa fille si chère.
Oh ! pour moi, j'aime mieux Notre pauvre chaumière, Cachée à tous les yeux Sous son manteau de lierre,