NEAU
Et la mort inflexible a trompé son destin !
Ainsi tombe le soir la fleur née au matin.
Toi, son épouse, toi si tris'e À ma demeure,
Pleure moins . . . songe au ciel où jamais l’on ne pleure, Où jamais l’on n'entend gémir comme en ces lieux : Des terrestres liens c’est Dieu qui le délivre ;
Ce monde est un passage et la vie est aux cieux.
Dans l'exil d'ici-bas trente ans c'est assez vivre ;
Et quand Dieu le demande au céleste séjour,
Ou de plus, ou de moins, pour lui qu'est-ce qu'un jour ? I n'est plus! mais l'honneur, la vertu fut sa gloire. Nous vivous après lui pour chérir sa mémoire,
Juste tribut au mort qui fut homme de bien :
On le pleure longtemps, toujours on s'en souvient.
F, M. DEÉROME.