‹ Le repos du samedi après-midi dans l'industrieChapitre 10 sur 19 · ORIGINES. — ÉTABLISSEMENTS JOUISSANT DU REPOS DU SAMEDI APRÈS-MIDI · texte numérisé non relu

ORIGINES. — ÉTABLISSEMENTS JOUISSANT DU REPOS DU SAMEDI APRÈS-MIDI

En France, l'origine de l’usage de chômer l’après-midi du samedi, ou, pour être plus exact, de l’usage de cesser le travail de meilleure heure le samedi, ne remonte guère qu’à une trentaine d'années tout au plus.

C’est d’une façon assez restreinte et toute locale qu'il s’est établi et a vécu jusqu'ici, sans que l’exemple donné ait, comme en Angleterre, rapidement fait école, et se soit généralisé. Souvent, il s’est présenté sous la forme d’une diminution pure et simple de la durée du travail le samedi, diminution non compensée par le fonctionnement de la réglementation hebdomadaire et variable d’ailleurs d'importance presque pour chaque établissement.

Le repos du samedi est encore en définitive fort peu

répandu chez nous, et on ne peut que le regretter pour les classes laborieuses.

C'est, en France comme en Angleterre, dans le textile et les industries connexes, que la coutume a fait sa première apparition.

Faut-il voir là une simple coïncidence, un pur effet du hasard? Nous ne le pensons pas. Tout porte plutôt à croire que c'est une conséquence de ce fait que, dans les industries textiles, l'enfant et la femme sont appelés en grand nombre à concourir à la production. Or, nous l'avons vu, c’est surtout à leur intention que fut conçu et appliqué le repos du samedi après-midi.

Un rapport officiel dressé en 1903 par l'Inspection du travail (1), après étude de ia question, classait en trois groupes distincts les établissements jouissant alors de ce repos :

Dans le premier groupe, de beaucoup le plus important, l'usage futimposé parles conditions mêmes du recrutement du personnel: Généralement situés en pleine campagne, dans un pays à population clairsemée, ces établissements, en effet, doivent recruter les travailleurs dans un rayon assez étendu (dix, quinze, et même jusque vingt-cinq kilomètres). C’est, on le conçoit, l’impossibilité pour les ouvriers et les ouvrières de regagner chaque soir leur logis. Aussi couchent-ils, pendant la semaine, ou bien dans les dortoirs de l'établissement, ou encore dans des chambres garnies, aux environs de la fabrique. Détestables conditions d’existence au point de vue hygiénique et moral.

I! est donc juste et nécessaire que tous les samedis, au moins, ils puissent aller retrouver leurs familles, et passer

(1) Bulletin de l'Office du Travail, mars 1903, p. 204 et suiv.

le dimauche avec elles. Et, comme ils ont beaucoup de chemin à faire, ils sont obligés de quitter l’usine ou la fabrique de bonne heure, pour arriver chez eux avant la nuit.

Ces établissements sont situés dans les départements suivants, assez pauvres en général et à population fort peu dense: Ardèche, Drôme, Gard, Vaucluse, Isère, Savoie, Loire, Puy-de-Dôme et Saône-et-Loire. C'est l'industrie de la soie, sous ses diverses formes (moulinages, filatures, dévidages et tissages) qui constitue presque tout le contingent de ce premier groupement, Environ vingt cinq mille ouvriers, presque tous des femmes et des enfants, appartenant à près de quatre cents établissements, élaient ainsi appelés à chômer une partie de l'après-midi du samedi, lors de l’enquête faite, en janvier et février 1903, par les inspecteurs divisionnaires du travail. Ces chiffres n’ont pas sensiblement varié depuis, C'est surtout la main d'œuvre féminime, la plus employée dans ces établissements, qui profite de cette coutume (environ 60 0/0 du total des ouvriers visés).

L'heure de la cessation du travail est très variable d’un département à l’autre, et même d'un établissemeut à l’autre. On rencontre des heures de fermeture depuis midi jusque quatre et même cinq heures du soir.

Parfois il se trouve que les ouvrières d'une usine, qui demeurent au loin, quitient le travail quelque temps avant l'heure du train ou de la voiture qui doit les ramener au logis, tandis que l’usine reste ouverte jusqu’à l'heure ordinaire de fermeture pour les ouvriers qui veulent continuer à travailler.

Le second groupe des établissements pratiquant l'usage du repos du samedi soir est constitué uniquement par des

fabriques de cotonnades de Roanne et de la région, dans les départements de la Loire et du Rhône: soit environ douze mille travailleurs intéressés, dont plus de la moitié de femmes. (Données de l'Inspection du travail, Bulletin de l'Office du Travail, mars 1903).

Pour ce deuxième groupe, la cessation du travail s'applique indistinctement à tous les ouvriers. L'usage remonte à 4879. Il s'établit sur l'initiative d’un industriel philanthrope de Roanne, qui voulait permettre à ses ouvriers de s'occuper le samedi soir des soins de leur ménage, de façon à pouvoir se conformer, le dimanche, aux preseriptions de leur religion.

Jusqu’en 1889, l'exemple ainsi donné ne fut pas suivi. Mais, cette année là, à la suite d'une grève de tous les ouvriers des colonnades, ceux-ci demandèrent, et obtinrent de leurs patrons, le repos de l'après-midi du samedi. Les parties conviarent que l’on travaillerait désormais onze heures par jour pendant les cinq premiers jours de la semaine, et six. heures le samedi matin, soit soixante et une heures par semaine. Ici le repos du samedi dérivait de la semaine anglaise.

Depuis, l'usage s’est solidement implanté et maintenu, et les ouvriers ÿ tiennent à tel point que lorsque les industriels de Roanne, gènés par l'application du premier palier de ja loi du 30 mars 1900, limitant à dix heures et demie la durée journalière du travail, primitivement fixée à onze heures, voulurent compenser cette réduction d’une demi-heure par la suppression du repos du samedi, au moins pendant l'hiver, une grève s’ensuivit aussitôt, qui, prenant bientôt des proportions considérables, engloba les huit mille ouvriers de vingt établissements.

La grève dura du treize octobre au cinq novembre 1902.

À cette dernière date, les parties se mirent d'accord pour adopter une solution transactionnelle: on convint de ne supprimer le repos du samedi que pendant douze semaines seulement.

Nous arrivons enfin au troisième groupe des établissements pratiquant le repos du samedi après-midi.

Contrairement aux deux groupes précédents, celui-ci n'a pas d'unité, il n'appartient pas à une industrie déterminée, n’est pas non plus localisé dans une région. I] est formé de maisons d’origine anglaise, ou américaine, dont les directeurs étrangers ont apporté chez nous la coutume de leur pays. Il y avait, en 1903, une dizaine d’établissements, travaillant dans ces conditions, lesquels occupaient un peu moins de quinze cents ouvriers. Parmi ces maisons, l’on comptait : deux fabriques d'ébénisterie et de tapisserie, une fabrique de caoutchouc, une de tapis en linoléum, une leinturerie de coton en pièces, un constructeur mécanicien, une impression de tissus, toutes d’origine anglaise ; il y avait en outre une imprimerie de Compagnie d'assurances américaine, et enfin une maison hollandaise faisant la taille des diamants.

Le personnel de ces maisons était, au début, généralement étranger ; depuis, il a peu à peu fait place à un personne] français, et l’usage a perdu de sa rigueur. Le régime, par exemple, estsuspendu, au cas de besoin, pour activer la production; ou bien encore, on ne l'applique qu’à certaines catégories d'ouvriers, ou aux seuls ouvriers étrangers restés dans l'usine (il en est ainsi de l'usine de linoléum de Creil, où les seuls Ecossais, imprimeurs à la main, jouissent du repos du samedi après-midi).

En dehors de ces trois groupes assez faciles à distinguer, on pourrait sans doute encore trouver quelques cas

isolés d'application du repos du samedi, ou tout au moins quelques établissements où le travail cesse un peu plus tôt ce jour-là. On pourrait citer ainsi une filature corderie d'Angers, où le travail industriel proprement dit cesse le samedi à trois heures ;: on nettoie ensuite les machines, travail auquel les hommes emploient encore quelques heures ; une soixantaine d'enfants et de femmes sont donc les seuls, en définitive, à bénéficier de la mesure.

Depuis le mois de décembre 1902, cinq filatures de schappe du département de l'Ain observent le repos de l'après-midi du samedi; mais il y a là une raison spéciale : on veut restreindre la production.

En résumé, cela ne donne pas, jusqu en 1903, un contingent bien fort de travailleurs appelés au bénéfice de cette heureuse mesure : au lotal, en effet, elle touche à peine quarante mille ouvriers; qu'est-ce done que cela auprès des trois millions de travailleurs de l’industrie française ?

Depuis quelques années pourtant un léger mouvement semble se dessiner. Certaines industries ont procédé à des essais.

En 1905, l'importante usine de constructions mécaniques Delauuay-Belleville décida, sans consulter les autres industriels de l'automobile et, sans aucun doute, contre leur gré, d'inslituer dans ses ateliers la semaine anglaise, à raison de cinquante cinq heures par semaine, c'est-à-dire dix heures par jour et cinq heures le samedi matin. Cette mesure, prise dans l'intérêt évident des ouvriers, faisait partie de tout un programme de réformes que la maison Delaunay-Belleville se proposait d'accomplir, au profit de son personnel.

Mais, qu’arriva-t-il alors? C'est que les ouvriers des

autres usines, qui travaillaient onze et douze heures par jour, revendiquèrent à leur tour la semaine anglaise, et, devant le refus catégorique des patrons, pour lesquels la production intensive était alors une règle absolue, ils recoururent à la grève.

Trente établissements de minime importance, occupant à eux tous trois mille ouvriers, et pour lesquels la résistance eût été ruineuse, cédèrent et établirent la semaine anglaise : ils continuèrent cependant à travailler onze et douze heures, le changement de régime ne portant que sur le samedi, où la journée était réduite à cinq heures.

Mais les patrons de toutes les grandes usines, comprenant environ huit mille ouvriers, s’entendirent pour fermer leurs établissements, résolus à lutter jusqu’au bout. Après vingt jours d’un rigoureux lock out, les ouvriers vaincus durent souscrire à loutes les conditions patronales, pour voir se rouvrir devant eux les portes de l’usine (1).

Dans ces conditions, on le conçoit, la semaine anglaise ne pouvait guère survivre. La concurrence que la maind'œuvre se fit à elle-même, au cours d’une crise économique qui, sévissant sur l’industrie de l'automobile, ruina beaucoup de maisons et je'a de nombreux ouvriers sut le pavé, contribua encore à sa défaite.

Seules continuent aujourd'hui à vivre sous ce régime : la maison Niclausse, à Paris, et la Compagnie des freins Westinghouse, en Seine-et-Oise.

Plus intéressant encore est l'exemple de la soierie lyonnaise et des industries annexes. Insiruites par l’expérience de Roanne, ces industries en effet se sont occupées,

(1) La situalion des ouvriers dans l'industrie automobile, par Étienne Riché, 1909.

avec un certain succès, de conquérir le repos du samedi après-midi.

La Société populaire d'économie sociale de Lyon étudiait la question d’une façon très attentive, et un rapport sur la fermeture des usines et des maisons de gros l’aprèsmidi du samedi, travail consciencieux d'un très zélé propagandiste, M. A. Gruffaz, avait été discuté à la Société le 9 mai 1901, à Lyon. Après avoir constaté Îles résultats déjà obtenus, notamment par les embaileurs, le rapporteur avait indiqué l'intérêt qu'il y aurait à obtenir davantage, et soubaité voir remplacer par le repos du samedi accordé à tous, le chômage irrégulier mais fréquent du lundi.

«Il y a, disait alors M. Gruffaz, un usage qui tend à se généraliser de plus en plus, nécessité sans doute par l'impérieux besoin de diminuer les frais généraux qu’entraine le développement excessif des grandes usines, par le genre actuel des affaires, qui ne se font plus que par à-coups : cetusäge, c'est la mise à pied, ou plus exactement le chômage de toute une usine le lundi généralement. Ce chômage forcé, regrettable pour les deux parties, mais surtout pour l’ouvrier dont le salaire n’est pas assez élevé pour qu'il puisse s'offrir le luxe d’un jour de repos supplémentaire, se pratique pendant toute la morte saison, cest-à-dire du mois d'avril au mois d'octobre, dans plusieurs usines de teinture et d'apprêt. » Et M. Gruffaz de demander aux intéressés, aux maîtres teinturiers et apprêleurs, s'il ne serait pas possible, ou même s'il y aurait des difficultés à choisir le samedi au lieu du lundi, et cela dans l'intérêt de tout le monde. Il signalait en même temps la répercussion bienfaisante qu'aurait cette mesure pour d'autres corporations : magasins, emballeurs,

employés de gare de la petite vitesse .. etc. Une œuvre toule récente, les « Jardins ouvriers » viendrait encore prêter son concours à une réforme si désirable, en mettant, dans leurs quartiers respectifs, à la disposition des ouvriers peu favorisés par les salaires, un coin de terre qu'ils pourraient cultiver pour utiliser leurs loisirs forcés.

Au Congrès National Corporatif de la Fédération des Employés de France (1), qui tint ses assises à Lyon le 15 août 1907, M. Gruffaz reprit la question dans un nouveau rapport. « Bien avant les Anglais, dit-il, nous avons connu la semaine anglaise. Nous lisons, dans les us et coutumes des corporations du Moyen-Age, qu'à cette époque reculée, les ateliers de différents corps de métiers élaient déjà fermés le samedi au premier coup des vêpres, c’est-à-dire à trois heures... » Et il concluait à la nécessité de poursuivre patiemment, mais avec ténacité, dans l'intérêt du repos hebdomadaire lui-même, la fermeture à midi des usines et magasins de gros. Très sagement enfin, avec une ferme modération, il indiquait les voies qui lui paraïissaient les plus aptes à conduire au résultat cherché : « Je n'ignore pas les difficultés, la gêne momentanée, la perturbalion peut-être que cette réforme est susceptible d'apporter d’abord dans l'industrie, au moment où la lutte économique est de plus en plus âpre, où l’activité industrielle, la concurrence commerciale créent aux patrons des charges lourdes, des responsabilités plus grandes. Aussi, sans sommations, sans exigences immédiates, je demande

(4) Fédération des Employés de France. XIV° Congrès National corporalif tenu à Lyon les 15, 16, 17 et 18 août 1907. Compte rendu analytique par A. Latin, sécréluire général du Congrès, pp. 54 à 58 et 102, 103, 10%. Lyon, imprimerie Morel.

aux hommes de bonne volonté de mettre dès maintenant, à l'étude, avec la plus grande loyauté, cette importante question. Que patrons et ouvriers, tous intéressés à une organisation du travail adaptée aux besoins économiqnes de la société actuelle, cherchent la solution de ce problème dans la nécessité de diminuer les heures de travail pour les deux raisons que voici : surproduction par le développement excessif du machinisme, et, par suite, épuisement trop rapide des forces humaines par le surmenage d’un labeur toujours trop précipité et intensif. » On ne pouvait mieux dire !

L'Union des Syndicats du tissage de la région Lyonnaise menait, d'autre part, dans le même sens, une campagne des plus actives, qui la conduisit, en 1907, à remporter une très intéressante victoire (1).

L'Union avait, dans un rapport fort bien documenté, exposé aux syndicat patronal, les avantages qu'elle attendait, pour ses adhérents, de l'adoption de la semaine anglaise. Mais le syndicat patronal restait hostile. Une grève calme, un commencement de grève plutôt, s'ensuivit. Presque aussitôt, les commissions patronales et ouvrières prirent la sage résolution de s'expliquer, et, après une longue et courtoise discussion, l'accord se fit sur les bases suivantes : « Pendant les mois d'été, c'est-à-dire du premier mai au premier octobre, les usines arrêteront le samedi à onze heures du matin. Le nettoyage et la paie auront lieu à partir de onze heures. Lorsqu'il y aura un jour férié dans la semaine, le repos du samedi sera supprimé. Après un mois d'essai, si toutes les usines de Lyon ne suivent pas la semaine anglaise, les patrons

(1) Lyon Républicain. 6 juin 1907. « La Semaiue anglaise »,

signataires reprendroutleur liberté. » Cet accord était complété par l’importante disposition additionnelle suivante : «Les deux syndicats s'engagent à ne proposer aucune diminution ni aucune augmentation de salaire, sur les articles en cours de fabrication, pendant un laps de temps à déterminer (1). » On voulait ainsi dégager l'expérience de ce qui aurait pu venir en fausser la signification.

La réforme se présentait là comme relativement facile à réaliser. Ce n’élait point un essai hasardeux tenté au détriment possible de la prospérité de l’industrie textile. Depuis longtemps déjà, dans la région, les usines de tissage, dans lesquelles les ouvrières vivaieut en commun, sous un véritable régime d'internat, les renvoyaient dans leur famille l'après-midi du samedi, la rentrée s'effectuant le lundi matin. En fait, cela se passait comme à Roanne. L'effort de l'Union des Syudicats n'a donc fait, eu définitive, que bhâter la généralisation d'une mesure déjà éprouvée.

Quoi qu'il en soit, on s’est félicité de part et d'autre de l’accord intervenu, et on a reconnu qu'il serait durable si la loi permettait l'usage de la semaine de soixante heures, à répartir au gré des corps de métiers, au lieu de la journée légale de dix heures.

L'exemple est intéressant à retenir, car il souligne la bienfaisante et puissante aclion des groupements ouvriers bien organisés, qui étudient les questions avant de les poser, et savent ensuite en poursuivre la réalisation avec patience et méthode, en disputant pas à pas le terrain àla routine et aux préjugés.

(4) Le Musée Social. Juillet 1907. « La Semaine anglaise et les ateliers lyonnais de tissage.»

On a fait encore bien peu, en France, on le voit, pour le repos du samedi après-midi, mais la voie est tracée : que les syndicats s'emparent de la question, qu'ils l’étudient consciencieusement et cherchent les meilleurs moyens d'adapter le demi-congé aux commodités de l’industrie qu’ils représentent ; et qu'ils mettent ensuite toutes leurs forces en œuvre pour parvenir à leurs fins!

La meilleure manière sera le plus souvent une discussion franche et loyale avec les syndicats patronaux : bien rarement, en se plaçant sur ce terrain, ces derniers chercheraient à se dérober, et l’on aboutirait souvent à un essai : chacun peut-être y trouverait son compte, et le provisoire pourrait devenir définitif.

On peut conclure en disant : Jusqu'ici, le repos du dimanche, trop neuf encore, n’était pas complètement entré dans nos mœurs. On voyait beaucoup d’ouvriers travailler le dimanche matin ; la résistance à la loi semblait même, fait caractéristique, venir des deux parties. Mais le repos dominical semble aujourd’hui définitivement accepté et très généralement observé. Ne serait-ce pas le moment de le compléter ?

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