‹ Le rértoire littéraire;Chapitre 130 sur 267 · PROGRES DES SCIENCES · texte numérisé non relu

PROGRES DES SCIENCES

Jeté faible et nu à la surface du Globe, l'homme paraissait créé pour une destruction inévitable ; les maux l'assaillaient de toutes parts ; les remèdes lui restaient cachés, mais il avait reçu le génie pour les découvrir.

Les premiers sauvages cueillirent dans les forêts quelques fruits nourriciers, quelques racines salutaires, et subvinrent ainsi à leurs plus pressants besoins ; les premiers pâtres s'aperçurent que les astres suivent une marche réglée, et s'en servirent pour diriger leurs courses à travers les plaines du désert : telle fut l'origine des sciences mathématiques, et celle des sciences physiques.

Une fois assuré qu'il pouvait combattre la nature par elle-même, le génie ne se reposa plus ; il l'épia sans relâche ; sans cesse, il fit sur elle de nouvelles conquêtes, toutes marquées par quelque amélioration dans l'état des peuples.

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