A 'TE PREMIER, SCENE
MARGUERITE
Parce que c'est deux jumeaux.
Pendant ces derniers mots, Suzanne Aubier, leur mère, est revenue.)
SUZANNE
Qu'est-ce que vous faites donc là ?
RAYMOND
Maman, nous jouons au mari et à la femme.
SUZANNE
Vous feriez beaucoup mieux d'aller courir dans le parc. D'abord, faites-moi le plaisir de ranger ce berceau... Vous savez bien que votre père ne vent pas de jouets dans la bibliothèque.
(Les enfants sortent, emportant les poupées et le berceau.
ANDRÉE, rentrant à son tour dans le salon.
Ils sont partis... courons vite à la fenêtre, nous les verrons passer au bout de la grande allée.
LES ENFANTS, qui sont rentré?.
Oui, oui, c'est ça... de'pèchons-nous.
Ils se précipitent à la fenêtre.) SUZANNE
Vous avez cent fois le temps... ne bousculez pas tout.
Tout le monde rentre peu à peu dans le salon. D'abord, .Monsieur Aubier et l'oncle Emile, puis Georges Daincourt, le capitaine et Madame Aubier la mère, qui s'installe avec son ouvrage, sur le canapé, auprès de la petite table.)
l'oncle Emile Quels gens charmants que ces Sonchamp !
monsieur aubier
Oui, mais ils vont manquer leur train ; s'ils trouvent le passage à niveau fermé, ils sont surs de leur affaire.
ANDRÉE
Oh! toi, papa, tu as la rage d'arriver à la gare deux heures d'avance... Tu as toujours l'air d'avoir raté le train qui précède.
LES ENFANTS, à la fenêtre.
Les voilà! Les voilà !
M. Aubier, Andrée et Georges vont à la fenêtre et agitent leurs mouchoirs )
ANDRÉE
Ils nous ont vus... ils agitent leurs mouchoirs.
GEORGES
Au revoir, les Sonchamp !