CHAPITRE III
LE VOYAGX A L'ILE D'SLBX
I. — A Fontainebleau, Napoléon songeait déjà à s'exiler en Angleterre. — Be^ trand et Drouot — Cortège qui forme la suite de l'Empereur en son voyage à rtle d'Elbe. — Le premier jour, l'Empereur couche à Briare. — Le 21 avril, il arrive à Nevers. — Sa halte à Roanne. — En route, sa conversation sur le suicide. — Son arrivée à Lyon. — Rencontre du maréchal Augereau. — La conversation de l'Empereur, sa politesse ; la grossièreté d'Augerean. — Premières manifestations d'hostilités envers Napoléon sur les routes de Provence.
II. — A Orange, la populace crie: A bas Nicolas, — Passage précipité de Napoléon à Avignon. — La population d'Orgon, village de Provence, attend le passage des voitures pour assassiner l'empereur. — Afin d'échapper au guetapens. Napoléon revêt le costume d'un courrier, et sous ce travestissement continue sa route. — Très fatigué à Saint-Canat, il s'arrête à l'auberge de La Calade, — Sa conversation avec la maîtresse de l'auberge. — Conscients du danger que court l'Empereur, les commissaires étrangers, qui le suivent.
font prévenir le maire d*Aix, où ils doivent passer, qu'à la moindre violence sur la personne de Napoléon, les armées ennemies exerceront des représailles contre la ville. — A Sain t-Maxi min, le sous-préfet d'Aix vient présenter des excuses à l'Empereur, pour les injures dont les Provençaux l'abreuvèrent en cours de route. — Napoléon s'arrête au château de Bouillidou où sa sœur Pauline s'était réfugiée, chez M. Charles, membre du Corps législatif. — De ce château. Napoléon part pour Fréjus, ensuite pour Saint-Raphaël, petit port où une frégate anglaise le recevra, afin de le conduire à l'île d'Elbe. — Pendant la traversée, ses conversations avec sir Neil Campbell, commissaire anglais, qui l'accompagne. — Le 3 mai, la frégate anglaise jette l'ancre devant Porto-Ferrajo, capitale de l'île d'Elbe 68