SCÈNE IV
LES PRECEDENTS, Mr SAINT-VALLIER, JOLIN.
JOLIN entrant avec Mme Saint-Vallier.—Ah ! ah! ah ! La voilà donc enfin cette belle princesse fugitive qui vient réclamer l'assistance des chevaliers errants.
. AUGUSTE.-—Silence, monsieur! Vous n'avez aucun droit sur cette jeune fille; épargnez-vous donc les injures et les menaces.
M“ SAINT-VALCIER.—J’espère qu'on ne me contestera pas, à moi, le droit de traiter cette sotte créature comme elle le mérite. Quitter sa mère et une maison honnête pour se réfugier dans un cabaret, avec.
AUGUSTE: Madame. si Melle Blanche a fait une démarche imprudente, la faute n’est pas à elle, mais à vous. Quand une mère aveugle, au lieu de défendre sa fille, la laisse exposée aux entreprises, aux insuites d’un misérable, il faut bien que la pauvre enfant se défende elle-même. Mais votre droit est sacré. Reprenez votre fille. Seulement, sachez-lé bién, sr défenseurs plus clairvoyants veilleront à sa sûret
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JOLIN.—Allons, ces messieurs commencent à mettre de l’eau dans leur vin...
AUGUSTE.—Jolin, nous sommes modérés, parce que nous sommes forts. Si tu en doutes, regarde ! { { lui montre la contre-lelire d'une main, pendant que de l’autre il empéche Jolin d'y toucher.) Ne bouge pas ; ne fais pas un mouvement, sur ta vie! A cette distance, tu peux reconnaitre ta signature. Tu sais ce que cel veut dire. Avant vingt-quatre heures, tu me rendras tes comptes.
JOLIN.--La pièce est fausse; elle a été forgée par vous. | |
AUGUSTE.-Tu diras cela à l’homme de loi à qui je vais la confier, Maintenant tu peux partir!
sort.) Me SAINT-VALLIER.—Mais quel est donc ce papier dont il a si grand’peur ? |
AUGUSTE .—Madame, c'est un acte en vertu duquel les magnifiques propriétés provenant de ma famille, enfin toute la fortune de Jolin, n'appartient pas à Jolin, mais à M. Adrien Launière que voici.
Mae SAINT-VALLIER.—A M. Adrien !.…