‹ Le Révd Messire J.O.D. Naud [microforme]Chapitre 5 sur 5 · EN · texte numérisé non relu

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la portion chérie de l'Eglise et le révérend M. Naud n’épargnait rien pour conserver ces tendres âmes à Jésus-Christ.

Instructions spéciales, catéchismes, retraites annuelles, fondation d’un couvent, visites à la petite école, audition fréquente des confessions, règlementation spéciale, tout était mis en œuvre pour instruire, édifier, protéger la petite jeunesse contre la légèreté et l’inexpérience de l’âge, la former insensible ment à la piété, aux bonnes mœurs et même aux bonnes manières. Dieu ‘eul sait la somme de travail, de temps et de sacrifices qu’exige cette œuvre de zèle. Mais rien ne rebutait le dévouement de M. Naud. Il avait compris que les enfants sont les hommes de l’avenir

et que de leur bonne ou mauvaise éducation dépend le sort de la société. Il savait

que Dieu veut les prémices du cœur et de l'esprit, et que notre âme généralement

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resle Ou revient au premier occupant. Il

avait même composé un questionnaire très détaillé sur le catéchisme du diocèse avec des réponses très brèves et très simples.

Nous serions heureux que ce ma: iscrit fût publié. Il est giadué et à la portée de tous. Il serait utile surtout aux instituteurs et aux institutrices. On devra trouver aussi dans les papiers de M. Naud ou au couvent, un règlement pour les enfants Ce travail a une grande valeur, il dénote une connaissance approfondie des enfants et une science pédagogique réelle, Il pèche peut-être par un excès de règlementation.

L'enfant doit avoir une certaine latitude pour apprendre à user convenablement de su liberté. Guider et astreindre n’ont pas le même sens. Toutefois, appliqué avec prudence et bonté, ce règlement a produit ‘au Sacré-Cœur des résultats étonnants, et, modifié un tant soit peu, il pourrait être

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introduit avec grand profit, dans toutes les écoles rurales.

M. Maud faisait partie du groupe de curés pieux qui dessert un sanctuaire construit en l’honneur de la bonne Ste.

Anne, à peu près au centre du canton de Broughton. Tous les mois, il y a réunion

de confrères aux pieds de la Grande Thaumaturge du Canada. Les confessionnaux sont assiégés, les communions sont nombreuses. On y prêche la dévotion à Sainte Anne, on offre le saint sacrifice, Les fidèles accourent de toutes les paroisses avoisinantes. Les grâces insignes obtenues dans cette humble chapelle ne se comptent plus. On y a été témoin de guérisons étonnantes, de conversions udmirables, En dépit de ses infirmitées, des inconvénients d’un déplacement qui lui était très pénible, de l’affaiblissement

En den de sa santé, M. Naud était jusqu’à sa mort l’âme de cette œuvre de zèle. Nul doute que du haut du ciel il ne veillera, avec une plus grande sollicitude, sur ce sanctuaire fécond en fruits de salut : protection céleste qui secondera le zèle des continuateurs de l’œuvre.

Cette brève notice, inspirée par le désir de prolonger le souvenir et de conserver les fruits d’une vie bien édifiante qu’une intimité presque fraternelle nous a permis

| de suivre et d'admirer, est une modeste

couronne de violettes qu’une main amie dépose avec respect sur la tombe du révérend Messire J. O. D. Naud, décédé au Sacré-Cœur de Jésus, comté de Beauce le | 16 novembre mil neuf cent trois, après avoir reçu les derniers sacrements, avec une piété admirable, des mains du révérend Père Egloff, missionnaire du Sacré-

Cœur. Puisse-t-elle rappeler aux anciens paroissiens, les enseignements et les pieux exemples du “ Père Naud ! Puisse-t-elle réconforter quelque confrère, ignoré dans une position obscure, qui fait l’œuvre de Dieu à l'écart des louanges des hommes !

On ne doit pas oublier que les obscurités de la crèche de Bethléem ont amené des âmes à Jésus-Christ, et que la gloire de la Transfiguration n’a pas même prémuni les apôtres contre le sommeil du jardin de Gethsémani. La gloire de Dieu brille en proportion de l’effacement, volontaire ou au moins accepté, de ses ministres:

“ Ama nesciri et pro nihilo reputari “ Aime à être ignoré et à n'être compté pour rien.”

(Imitation 1. ler, c. 2. v. 3.)

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