OBSERVATION LXXXII
De G, B... — Je suis chez moi, au jardin, avec B... Je regarde le ciel, et je vois venir de très loin cinq ou six grands oiseaux, grisâtres, éclairés par le soleil. Ils ont des découpures sur les ailes et une tache noire au milieu. Je les prends pour des éperviers. Ils tournent en rond, planent, et une sorte de nuage brunâtre les suit. Bientôt je reconnais que ce ne sont pas des éperviers, mais plutôt des buses. B... prétend que non. Enfin, en regardant très attentivement, je m'aperçois que chaque oiseau a deux longues pattes grêles qu'il laisse traîner dans l'air derrière lui, et un long cou qu'il tend en avant, d'où je conclus que ce sont des cigogne». Un instant après, je remarque encore que ce que je prenais pour un nuage n'est autre chose qu'une multitude de ces oiseaux. Ils approchent et viennent s'abattre
sur un toit en face de notre maison. Il y en a une vingtaine, et je les regarde longtemps, du jardin d'abord, puis de la fenêtre de ma chambre.
Explication, — Une personne venant de Belfort m'a dit avoir vu une cigogne perchée sur Téglise de Belfort, ce qui est très rare.