LES RÊVES TYPIQUES
avance la chambre qu'on pourra me donner, et, replaçant ma valise sur mon épaule^ je me. mets à suivre la jeune filtc par des corridors et des escaliers sans fin.
Nous arrivons ainsi dans une salle liaule comme une église, dont la muraille était recouverte de branches de fer disposées horizontalement les unes au-dessus des autres, de manière à servir tour k tour de poignées et de marchepieds, Nauriez-vous point confiance en moi et ne voulez- vous plus me suivre? me demanda mon guide en commençant h gravir cette échelle. Je vous suivrai jusqu'au bout du monde, lui répondis-jc. Déjà je ne me souvenais plus de ma valise, ni de lauberge, ni d'une chamhrc à occuper. Je me sentais comme envahi par je ne sais quelle exaltation croissante. Ce n'était plus une servante qui me montrait la route; c'était une sorte d'héroïne de roman* Je moulais fort et léger. Comme nous touchions à la corniche, ma compagne appuya fortement m main sur mon épaule^ passa par une petite fenêtre en m'engageant à la suivre, etc,^ jj.
Les rêves typiques sont des rêves qui se produisent sous une forme à peu près identique chez beaucoup de personnesj presque chez tout le monde. Par exemple, on rêve que Ton monte un escalier avec beaucoup de fatigue, ou que Ton descend un escalier auquel manquent des marchesj ou que Ton vole dans les airs^ ou que l'on est menacé d'être écrasé contre un mur par un camion, ou que Ton se trouve en chemise ou tout nu dans la rue ou dans une société nombreuse. Je n'ai presque pas recueilli de rôves de ce genre, quoique je connaisse le rêve des escaliers par expérience personnelle ; i*en citerai un exemple dans le chapitre suivant,