‹ Le réveil de l'instinct; pièce en trois actesChapitre 58 sur 66 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ANNETTE

Non, non... Parlez !

BKIIKNI).

Ah ! (Au missionnairo avec Apreté.) PourqUoi VOUS ai-

je permis de la torturer ainsi?... Car enfin, suis-je l'homme qui Ta élevée?... qui l'a vue grandir ?... qui a vieilli près d'elle?... Non!... Eh hieni de celui-là seul, elle aurait été la fille!... (a Annette.) Moi, je suis l'homme qui t'aime, rien d'autre et toi, tu m'aimais aussi!... J'étais sûr de cette vérité qu'il ne peut pas être de bonheur pour nous l'un sans l'autre! Et maintenant, c'est fini!... C'est fini!... Je te suis odieux!... Tu me hais!

II s'assied près d'elle.

ANNETTE, bas, sans le regarder.

Mais je vous aime toujours, Berend!

!LE MISSIONNAIRE, avec épouvante.

Que dit-elle ?

BEREND, bouleversé, sentant brusquement renaître sa passion.

Est-ce vrai?.,. Tu ne me repousses pas? Je ,ne te fais pas horreur ?... Ah!...

Il va pour la prendre dans ses bras mais elle se lève et recule.

ANNETTE, avec effroi.

Non, non, pas cela!... Je t'aime, Berend...

BEREND, vaincu par son émotion, pleurant.

Annette !... Annette!...

ANNETTE, reculant vers la porte du fond^ d'un ton où la passion et le désespoir se confondent.

Je t'aime ! . . . Je t'aime ! . . . je t'aime ! . . .

Elle sort.

BEHEND, sanglotant.

Annette!.,. Annette!...

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