‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 121 sur 131 · ACTE If, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE If, SCÈNE X

GISELLE

Comment voulez- vous que je vous croie innocente?... Comment me mettriez-vous dans la tête que c'est moi qui ai commis votre faute?

J'admire combien vous êtes certaine qu'il y a une coupable! Et vous vous trahissez vous-même, en vous montrant si pressée d'en jeter une, moi au lieu de vous, à ces bêtes féroces I

GISELLE

Léonore, de vous à moi, toute comédie est inutile I

LÉONORE, i voix très haute.

Vous jouez pourtant une comédie, en ce moment. Vous calculez, sans doute, qu'on nous épie! Et c'est pour des oreilles invisibles que plaide votre promptitude à me charger, à vous décharger sur moi!

GISELLE

On ne nous écoute pas!... Et si vous le voulez, parlons tout bas... Une dernière fois, Léonore,

244 l'énigme

méritez mon pardon, ma pitié, mon assistance, par un mot de franchise!

LÉONORE, à voix basse.

Eh bien, ne pouvant être entendue que de vous seule et de moi, je vous dis que si vous n'êtes pas coupable, il n'y a pas de coupable!... Prouvez que Vivarce n'est pas votre amant; et moi, je saurai bien prouver qu'il n'a jamais été le mien... Il reste un mystère à éclaircir, une erreur abominable... Réfléchissons!... Imaginons!... Trouvons!... (A Neste, qui entre par la porte du

jardin.) Ah! mon cousin!

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