‹ Le rhin: son histoire et ses légendesChapitre 15 sur 34 · ST. GOAR · texte numérisé non relu

ST. GOAR

endroit. Ce saint avait voué sa vie à montrer aux mariniers les passages périlleux du fleuve et à porter secours aux naufragés. Ce fut pour ce motif qu'il refusa le siège archiépiscopal de Trêves, que hii off'rait le roi franc Siegbert, et fidèle au but qu'il s'était proposé il mourut dans sa grotte à un âge très avancé.

On raconte qu'un jour Charlemagne descendant le Rhin, passa devant St. Goar et qu' à ce moment le fleuve se couvrit d'une brume épaisse. Les mariniers se trouvant dans l'impossibilité de conserver leur direction, l'empereur se vit forcé d'aborder et de camper en plein air. Ce ne fut que, lorsque suivant les conseils de ses pairs, il eut visité le tombeau du saint et richement doté l'église, que le ciel s'éclaircit et permit à l'auguste voyageur de continuer sa route.

Un grand nombre d'autres miracles auraient eu lieu sur le tombeau du saint et on prétend que c'est là que Charles et Pépin, fils de Charlemagne, jusqu' alors en guerre continuelle se seraient réconciliés.

Histoire, H est indubitable que cet fut ici que vivait en 600 dans une grotte, Saint Goar, qui montrait aux mariniers la route à suivre à travers le périlleux »Bank«, sauvait les naufragés et soignait les pèlerins. Après sa mort on bâtit à Tendroit qui recouvrait ses restes miraculeux, un couvent avec de nombreux appartements aménagés pour les pèlerins Les murs fortifiés qui entourent la ville forent construits par les ordres du comte d'Amstein. Jusqu'en 1794 cette ville fut le chef-lieu du comté-inférieur de Katzenellenbogen qui faisait partie de la Kurhesse Une coutume singulière et très ancienne, qui régnait ici, la soi disant »IIanseln« des étrangers, à été supprimée depuis la navigation à vapeur. La ville est dominée par les ruines de la forteresse de Rheinfels, qui passent pour les plus grandioses et les plus belles du Rhin et qui s'étendent jusque près du fleuve. Construite en 1245 par le comte Didier de Katzenellenbogen pour la perception d'un nouvel impôt sur la navigation, elle fut 10 ans après sa fondation vainement assiégée pendant 15 mois par les troupes de 26 villes. En 1692 elle fut défendue' contre un corps d'armée de 24 000 Français.

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