‹ Le rhin: son histoire et ses légendesChapitre 17 sur 34 · LORE-LEY · texte numérisé non relu

LORE-LEY

romance et le nautonnier attiré par la douceur de son chant, inattentif aux récifs du fleuve allait s*y briser.

Voici une autre légende sur le même sujet:

Un jour le diable descendant le Rhin passa devant le rocher de Loreley. l.e passage lui semblant trop étroit il descendit à terre et, appuyé contre le rocher, il s'eff'orçait de Técarter. Déjà celui-ci commençait à •s'ébranler, lorsque le chant de Tondine se fit entendre. Serré contre la roche, le diable fut comme cloué à sa place et Tamour le rendit si brûlant que son image •s'incrusta dans la pierre. La romance terminée, le charme •qui retenait le roi des enfers fut rompu et ne pouvant se saisir de Tenchanteresse, il se sauva laissant son image empreinte sur le rocher. Encore aujourd'hui le voyageur ■croit y reconnaître le profil d'un visage humain, et quelques uns prétendent qu'il a une certaine ressemblance avec celui de Napoléon, le puissant asservisseur du Rhin.

Suivant la tradition populaire, Lorle était une jeune fille de Steg près de Bacharach et la plus belle enfant de la contrée. Elle fut recherchée par un chevalier qui lui promit le mariage mais qui l'abandonna après l'avoir séduite. Désespérée Lore quitte son village et assise sur le bord du Rhin invoque à l'heure de minuit la vengeance de l'esprit du fleuve; cette vengeance lui fut accordée par Welléda.

Enfin voici une autre version présentant une grande analogie avec la précédente.

Une jeune fille de Bacharach était douée d'une si éclatante beauté qu'elle séduisait les cœurs de tous ceux qui la voyaient Comme on attribuait à ses charmes une puissance surnaturelle on la conduisit devant l'évêque afin que celui-ci la condamna à mort comme sorcière. Mais ému par sa beauté, l'évêque ne put se résoudre à la faire périr et ayant appris qu'elle pleurait la perte

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