‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 117 sur 349 · C. Bernard, Hist. de Louis XIII, t. 1, p. 379 et · texte numérisé non relu

C. Bernard, Hist. de Louis XIII, t. 1, p. 379 et

3. Ibid., p. 414. Sur ce siège de Montpellier, voir un « Journal » de l'affaire (Bibl. nat., ms. fr. 23339, fol. 162-200), P. Corbière, Histoire du siège de Montpellier en 1622 (Acad. des sciences de Montpellier, Méni., Lettres, t. IV, 1864, p. 187) et de la Pijardière, Recueil de pièces rarissimes relatives au siège de Montpellier par Louis XIII en 1622, .Montpellier, 1.S75. in-8°, XX-103 p.

4. Le fait est mentionné par l'exempt des gardes Bordeaux (Bibl. nat., nouv. acq. fr. 6163, p. 169) et par Héroard (Bibl. nat., ms. fr. 4027, fol. 62 r°).

avec soin « l'intervalle des bataillons et des escadrons d'infanterie et de cavalerie, la place des Suisses et de sa cornette blanche ». A l'avis apporté par M. de Nérestan que, dès le premier contact, l'ennemi « branloit », il décidait la charge malgré l'avis contraire de M. de Luynes l.

L'affaire de l'île de Rié, en Poitou, eut un certain retentissement : les contemporains l'ont exaltée en raison du courage et de la présence d'esprit dont fit preuve le jeune roi. Il s'agissait d'attaquer Soubise qui s'était retranché avec trois ou quatre mille hommes dans un de ces coins de la côte du Poitou que la marée montante transforme en île en circulant au milieu des basses terres du littoral. On devait attendre que la mer fût retirée, à minuit, pour passer à pied sec un chenal 2. Louis XIH s'était retiré dans une masure et s'était couché, tout habillé, sur de la paille, enveloppé d'un manteau, en attendant l'heure. A minuit il était debout

1. Voir un récit détaillé de l'affaire : Bibl. nat., ms. fr. 20742, fol. 116 r° et suiv.; puis Fontenay-Mareuil, Mém., éd. Michaud, p. l'iO: G. Bernard, op. cit., t. I, p. 98; la Véritable relation de ce qui s'est passé au voyage du roi, 1620, Paris, 1020, in-12, p. 34. Il existe une « Histoire de la guerre du Pont de Ce par le maréchal de Marillac » (Bibl. nat., ms. fr. 17544). Nous rappcdons sur le combat les ouvrages : de E. Pavie (la Guerre entre Louis XIII et Marie de Médias, Angers, 1899, in-8°t p. 415 et suiv.), de A. Brétaudeau (Histoire des Ponts de Ce, Angers, 1904, in-8°). Les Ponts de Gé, délabrés en 1018 (Arch. nat.. E. 59", fol. 310 r°), puis abimés par les inondations et les glaces de la Loire, durent être repris en 1024 par L'architecte René Guinoiseau d'Angers (Bibl. nat.. ms. fr. 18202, fol. 318 v°).

2. Sur l'Ile de Rié voir : Mourain de Sourdeval, l'Ile de Iiié, dans Mémoires de la société des Antiquaires de l'Ouest. 1869, t. XXXIV, p. 101-221» et sur l'affaire : de ce même auteur, l'Ile de Riez, expédition de Louis Mil contre Soubise en avril 1022, dans Annuaire dép. de la Soc. d'émulation de la Vendée, 1860, 7e année, p. 97; puis E. Louis, la Déroute de M. de Soubise dans Vile de Rie: appréciée par sa soeur Anne de Rohan, même recueil, 1874. 2'- série, t. IV, p. 94.

armé, casqué, partant en tète de sa cavalerie, 500 chevaux. On lui conseillait d'attendre son infanterie. 11 ne voulut pas. Le chenal franchi, il prit le galop. Un désordre extrême saisit les troupes de Soubise qui s'enfuirent dans la plus grande confusion vers les vaisseaux. A ce moment la mer remontait; le roi allait se trouver coupé de son infanterie; on le lui fit observer : il tint bon; finalement il restait le maître, ayant, avec 500 cavaliers, réduit 3 000 hommes, pris canons, dra peaux et bagages1. « Ce fut un coup du ciel, écrivait Héroard, d'avoir préservé le roi engagé dans l'île et d'avoir donné la victoire sans un seul blessé ou fort peu2. » « Le roi, ajoutait Arnauld d'Andilly, avoit passé un bras de mer à basse marée, qu'il ne pouvoit plus repasser quand la marée fut revenue, ce qui l'avoit mis en la nécessité de mourir ou de vaincre3. » Louis XIII fut fier de sa prouesse : « Il est plein de contentement du bon succès de ses armes, mandait Marillac à Richelieu, et tout satisfait de s'y être trouvé en personne4. » Il était aussi heureux de cette victoire qu'il

1. Nous résumons les récits d'Héroard (Bibl. nat., ms. fr. 4027, fol. 38 r°), de Bassompierre (Journal, t. III, p. 20 et suiv.), de Bernard, (Hist. de Louis XIII, t. I, p. 319) tous trois témoins oculaires; voir aussi le Mercure françois, 1622, p. 551 et suiv. Le roi envoya aux parlements une relation (publiée dans les Mém., de Mathieu Mole, éd. Champollion- Figeac, t. I, p. 263) que nous croyons l'œuvre de Tronson, d'après une lettre de Marillac à Bichelieu (datée de Niort, fin avril 1622, Arch. des AIT. étrang., France, 775, fol. 145 r°). Voir encore les Mém., du comte de Souvigny, éd. de Gontenson, t. I, p. 90.

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