C. Sorel. Histoire comique de Franeion, 1641, p. -i
î. Comme roman du temps très libre, voir : Sorel, l'Orphize d . Paris, 1626, in-12.
'). Nous ne pouvons que faire allusion à cette affaire de Théophile de Viau et du / on trouvera les documents dans le livre de
P.Lachèvre, le Procès du porte Théophile de Viau, Paris, Champion, 1908 2 vol. gr.
li. Bibl. nat.. ms. fr. 20742, fol. 59 v . dans une lettre de 1619.
1er1. » A en croire ses familiers, sa piété ne pouvait être plus parfaite. « Le roi vivoit en la vie unitive : il avoit acquis cet état glorieux de communication entière avec la divinité auquel les religieux les plus purs ne peuvent parvenir qu'après être longtemps demeurés en la voie purgative et illuminative » 2. « Nous avons un prince selon le cœur de Dieu », s'écriait Jean-Pierre Camus3! Et nombre de gens disaient que Louis XIII était « un saint1. » On le comparait à saint Louis : « On voit renaître en la personne de votre Majesté, lui écrivait le duc de Ventadour le 19 janvier 1619, les grandes, les saintes et généreuses actions de ce bon roi saint Louis, lequel, par ses prières, fera prospérer, un siècle entier, la personne et le règne de votre Majesté ! » s Comme saint Louis, assurait une prophétie, il irait délivrer les lieux saints6.
Et de fait, parmi tous les saints, celui que Louis XIII préférait était le saint roi du moyen-àge, son prédécesseur, son patron. Chaque jour il disait une oraison en son honneur7. Il avoit demandé et obtenu du pape que saint Louis fut honoré d'un office double en France, semi double au dehors8 et le 25 août 1618,
1. Fontenay-Mareuil, Mém., éd. Michaud, p. 120; Héroard, De l'Institution du prince, p. 01.