Ibid., fol. Il
:;. Narration d'Anne Rulman, citée par Anquez, Un nouveau ehapitrede {•lus. nu des réformés de France, p. 18 el 91 : Maz. 2127, fol. 100
el 107; Richelieu, Hém., éd. Miebaud, t. I. p. 285; Lettre de Louia SlIIè M. de Valençay du 30 novembre 1624, lîil.l. oat., ms. Ir. 'MS2, fol. I8fl r°.
huguenots, je le puis faire, depuis Montauban jusqu'à Lyon, dans toutes les villes, [c'est-à-dire] savoir tout ce qui se passe aux consistoires, colloques, synodes; mais je n'ai quasi possible de le faire à moins de dix ou douze mille francs par an ! ' »
De l'argent! C'était le sujet sur lequel ils revenaient tous ! Il leur en fallait beaucoup, toujours : frais de voyage, avances, justes gratifications: il n'était prétexte qu'ils n'invoquassent. Transmettant les plans d'action de quelqu'un de ses correspondants, Yisconti ne manquait pas d'ajouter : « Pour avoir moyen de travailler au présent dessein et faire les voyages nécessaires, sera bon lui accorder quelque somme de deniers » 2. Tel venait en Cour et déclarait qu'il ne s'en irait pas si on ne le réglait. Un autre, qui ne disait point son nom et voulait qu'on l'appelât « l'homme », avait un procédé pour convertir tout le midi de la France sans « engager les finances du roi » ; il n'y aurait pas lieu d'employer de violence; « ceux de la religion prétendue ne le sachant empêcher ni s'en garder ; les moyens étoient très justes et ne choqueraient aucunement; personne ne pourrait se plaindre avec raison; ils opéreraient puissamment et sans que, au commencement, les réformés s'en aperçussent seulement! » Quel était donc ce système? « On n'en sauroit bien comprendre les particularités, ajoutait l'auteur, que par la bouche même de
1. Maz. 2127, fol. 113 r° et suiv., 122 vu. Pontis raconte dans ses Mémoires (éd. Micbaud, p. 501), comment il fut chargé par M. de Valençiiy d'aller clans « les petits bourgs et villages situés dans les montagnes (des Cévennes) et habités par les huguenots, afin de se pouvoir assurer s'ils ne pensoient point à de nouveaux troubles. »